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The Tobacco Atlas : le Gabon compte 200 000 fumeurs

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Selon les récentes données publiées par la plateforme The Tobacco Atlas, le Gabon compte désormais près de 200 000 fumeurs de tabac. Parmi eux, on dénombre 190 000 adultes, avec une hégémonie masculine écrasante : 169 000 hommes consument leur santé au quotidien, contre 21 000 femmes. 

Derrière ces statistiques se cache une réalité sociale mouvante, puisque 22 % de la population masculine avoue fumer, face à un timide mais préoccupant 2,5 % chez les femmes. Plus inquiétant encore, le poison de la nicotine s’infiltre insidieusement dans les cours de récréation. Une vaste enquête nationale menée auprès de 115 736 élèves du secondaire révèle que 11,9 % d’entre eux ont déjà flirté avec la cigarette, tandis que 6,5 % sont aujourd’hui des fumeurs actifs.

Ce fléau ne détruit pas que des vies, provoquant plus de 500 morts par an, soit environ 4 % des décès annuels du pays, il vide aussi les caisses publiques. Chaque année, la prise en charge des maladies liées au tabagisme déleste l’État gabonais de près de 32 milliards de FCFA.

La riposte d’un gouvernement sur le pied de guerre

Face à ce sombre tableau, les autorités ont décidé de siffler la fin de la récréation. Onze ans après le vote de la loi anti-tabac d’août 2013, une nouvelle commission dédiée à la lutte contre le tabagisme et à la régulation stricte du secteur vient de voir le jour.

Ce nouveau bras armé de l’État répond à deux urgences cruciales. D’une part, il s’agit de dresser un bouclier sanitaire autour d’une jeunesse ciblée par le marketing agressif des nouveaux produits nicotinés. D’autre part, la commission doit assainir une économie locale gangrenée par la contrebande, qui prive le fisc de recettes vitales.

Vers un marché ultra-régulé

Pour reprendre le contrôle, l’exécutif mise sur une surveillance scientifique et digitale des flux. Le Groupement d’Intérêt Économique (GIE) transmettra désormais son rapport annuel directement au ministère du Commerce afin de traquer la moindre faille fiscale. En parallèle, des opérateurs privés agréés, à l’instar de la société La Noya, déploient des outils de traçabilité numérique pour asphyxier les réseaux clandestins.

Désormais, l’obtention des licences de distribution sera soumise à un examen d’une rigueur absolue. En écartant les fraudeurs pour ne garder que des acteurs responsables, l’État gabonais réaffirme avec force son autorité sur un marché devenu trop toxique.

Geneviève Dewuno Edou

Diplômée en journalisme,je suis chargée des rubriques Santé en plus d’être l’une des voix derrière de nombreux reportages de GMTtv. L'écriture, la pose de voix, la présentation du Journal télévisé sont les principales tâches que j’exécute et pour lesquelles je mets mes capacités au quotidien au profit de la rédaction de Gabon Media Time.

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