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Port-Gentil : Lenaic Mangari et  Darel Diboty condamnés à 5 ans de prison pour avoir le cambriolage du tribunal

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C’est une affaire qui avait suscité l’indignation dans la capitale économique. Le lundi 4 mai 2026, le tribunal correctionnel de Port-Gentil a rendu son verdict dans l’affaire du cambriolage de ses propres locaux. Les principaux prévenus, Mangari Levy Lenaic et Diboty Nzahou Darel, ont été condamnés à une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme et à une amende de 100 000 FCFA chacun.

Selon les informations rapportées par Ogooué Maritime Infos (OMI), les faits remontent au 22 mars 2026. Ce jour-là, le Procureur de la République constatait avec stupeur que plusieurs bureaux du Tribunal de première instance avaient été vandalisés. Le butin, hétéroclite mais compromettant, comprenait 800 000 FCFA en numéraire, des bijoux, ainsi que des produits stupéfiants (chanvre) placés sous scellés.

L’enquête, menée par l’antenne locale de la Direction Générale de Recherche (DGR), a permis l’interpellation des suspects après une cavale de cinq jours.

Des sorts divergents pour les prévenus

Le délibéré a tranché sur les responsabilités de chacun : Mangari Levy Lenaic a été reconnu coupable de vol aggravé, Diboty Nzahou Darel a été reconnu coupable de recel et d’entrave à la justice tandis que Koumba Ngoma Délia, initialement poursuivie pour recel, a quant à elle été relaxée au bénéfice du doute. 

Le tribunal a ordonné sa libération immédiate, levant le mandat de dépôt qui pesait sur elle depuis la mi-avril.

L’échec d’une réinsertion

Le cas de Mangari Levy Lenaic soulève une amertume particulière. Comme le souligne OMI, le prévenu est un récidiviste que les magistrats connaissaient bien. Dans une tentative de favoriser sa réinsertion sociale, l’institution lui avait accordé sa confiance en lui confiant de menus travaux d’entretien, tels que le nettoyage des climatiseurs. Une main tendue que l’intéressé a fini par mordre en s’en prenant directement aux bureaux de ses bienfaiteurs.

Bien que le jugement ait été rendu en premier ressort, laissant la possibilité aux condamnés d’interjeter appel, cette sentence marque la volonté de la justice gabonaise de sanctionner sévèrement toute atteinte à la sacralité de ses enceintes.

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