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Ouganda : lancement d’un outil pour tracker les musiques d’artistes et mieux répartir les droits d’auteurs 

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En Ouganda, un nouvel outil de suivi de la diffusion musicale vient d’être lancé afin de mieux répartir les droits d’auteur entre les artistes. Présenté par Eddie Kenzo, également président de la Fédération nationale des musiciens d’Ouganda, ce dispositif doit être installé dans les bars, restaurants et hôtels pour identifier les œuvres diffusées et en assurer une traçabilité plus rigoureuse, selon Brut Afrique. 

Le principe de cette innovation repose sur un système capable d’écouter la musique diffusée dans un établissement, puis de transmettre les données à une plateforme centrale. Celle-ci pourra indiquer quelle musique a été jouée, où, par qui et combien de fois. Commercialisé sous la marque «Nyonge» et fabriqué en Ouganda, l’outil s’inscrit dans le cadre de la nouvelle loi sur le droit d’auteur adoptée en mars par l’Assemblée nationale

Une réforme pour mieux protéger les créateurs

Cette réforme vise à renforcer la protection des œuvres des musiciens, interprètes, producteurs et autres créateurs. Elle prévoit des sanctions plus sévères contre le piratage et les violations des droits d’auteur, avec des amendes pouvant aller jusqu’à 50 millions de shillings ougandais, soit environ 13 000 dollars, ainsi que des peines de prison pouvant atteindre 10 ans,précise Brut Afrique. La loi oblige également les bars, hôtels, restaurants et stations de radio à payer pour la diffusion de musique dans les lieux publics.

Au-delà de l’aspect répressif, le texte entend aussi améliorer la collecte et la redistribution des redevances. Les sociétés de gestion collective sont désormais chargées de percevoir les paiements au nom des artistes, avec l’ambition de rendre la rémunération plus équitable et plus transparente. Pour les acteurs du secteur, l’enjeu est de réduire les pertes liées aux diffusions non déclarées et de mieux valoriser la création locale. 

Alors que l’installation de cet outil se fait déjà à travers le pays, d’autres nations comme le Gabon pourraient s’en inspirer. En effet, à travers le Bureau Gabonais du droit d’auteur et des droits voisins (BUGADA), une telle solution devrait faciliter la surveillance et collecte de la redevance auprès de ces établissements. 

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