Paris : le Gabon défendra son potentiel pétrolier à l’Invest in African Energy
À l’aube du forum « Invest in African Energy », qui se tiendra les 22 et 23 avril 2026 à Paris, le Gabon s’impose comme l’un des acteurs les plus scrutés du continent. Après une période de transition, Libreville affiche une ambition retrouvée et une attractivité qui séduit à nouveau les majors pétrolières mondiales.
Le signal le plus spectaculaire de ce renouveau est sans conteste le retour des mastodontes ExxonMobil et BP. En octobre 2025, la signature de deux protocoles d’accord (MoU) a marqué un tournant stratégique. Ces géants se positionnent désormais sur les blocs en eaux profondes et ultra-profondes du bassin gabonais, un segment de « classe mondiale » longtemps délaissé, mais aujourd’hui au cœur des convoitises internationales.
Une année de records opérationnels
Sur le terrain, l’année 2026 s’annonce historique avec des projets d’envergure qui dopent la production nationale avec notamment Panoro Energy qui intensifie ses activités sur le permis Dussafu Marin avec le forage de quatre nouveaux puits; Record Resources et ReconAfrica qui visent le bloc Ngulu, dont la production estimée à 20 000 barils par jour pourrait générer plus de 1,1 milliard de FCFA de revenus quotidiens et VAALCO Energy qui poursuit son expansion sur Etame Marin, ciblant une croissance organique de sa production de 225 % d’ici 2030.
Un agenda offensif à Paris
Le ministre du Pétrole, Clotaire Kondja, arrive dans la capitale française avec une feuille de route précise. Il présentera de nouveaux cycles de licences offshore couvrant 70 % du domaine maritime encore inexploré.
Cette offensive diplomatique et économique est soutenue par une conjoncture favorable : un prix du baril stabilisé au-dessus de 90 $ et des infrastructures de pointe (pipelines, FPSO) déjà opérationnelles. Ces atouts permettent aux investisseurs de réduire drastiquement les coûts de développement initiaux. En jouant la carte de la stabilité et du potentiel géologique, le Gabon semble prêt à reprendre son titre de moteur énergétique de l’Afrique centrale.









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