Africa forward : Macron appelle à la fin de la domination de la France sur le continent !
Lors du sommet « Africa Forward» qui s’est ouvert le dimanche 10 mai 2026 à Nairobi, le président français a fait le point sur la relation qu’il a bâti avec l’Afrique dès son arrivée en 2017. Pour Emmanuel Macron, il s’est attelé à définir une feuille de route gagnante pour les deux parties. Un postulat qu’il réitère pour aboutir à la fin d’une ère de tutelle informelle.
C’est un discours empreint de clarté qu’Emmanuel Macron a tenu depuis la capitale kenyane. Face à un parterre de décideurs venus des 4 coins du monde et de chefs d’entreprise, le chef de l’État français a une idée centrale. Celle qui consiste à faire de l’Afrique un continent autonome qui ne serait plus relégué au rang de « domaine réservé » de la France.
Une remise en cause des privilèges économiques
Le Président français a ciblé les pratiques du passé sur la conception occidentalisée des rapports économiques avec le continent noir. Pour Emmanuel Macron, l’Afrique perçue comme une « arrière-cour » pour les intérêts hexagonaux, c’est désormais de l’histoire ancienne. Selon lui, le temps où les chefs d’entreprise français bénéficiaient de « contrats garantis » par le simple fait d’évoluer en Afrique francophone est définitivement révolu.
« L’Afrique est un continent que je ne veux plus que la France considère comme une arrière-cour où les chefs d’entreprise auraient tous les droits », a-t-il déclaré. Il va sans dire que le patron de l’Elysée veut désormais une saine concurrence et des partenariats basés sur la performance plutôt que sur l’héritage colonial. Il suggère qu’il en soit de même pour le volet sécuritaire et diplomatique.
Emmanuel Macron en a profité pour balayer l’idée que la France puisse encore agir comme une puissance capable de « faire ou défaire des gouvernements ». Pour l’Élysée, la posture de gendarme de l’Afrique appartient aux livres d’histoire. Les mots ont du sens, affirmer devant les Chefs d’États africains que l’ère de la françafrique est « révolue depuis 2017 », le président français cherche à consolider sa doctrine de partenaire « pair à pair ». Gageons que le message soit passé !









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