Gabon : le CESEC attendu sur le pan culturel !

Depuis le 29 décembre 2025, le Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) a élargi son champ d’action avec l’intégration du pan culturel, par décret présidentiel. Cette évolution confère à l’institution une responsabilité accrue dans l’accompagnement des dynamiques culturelles nationales. Désormais, CESEC agit au même titre que les volets économique, social et environnemental.
Dans ses attributions, le CESEC est appelé à conseiller le Président de la République et le Gouvernement, à formuler des avis sur les projets de textes et à évaluer l’impact des politiques publiques sur le développement du pays. Dans ce cadre, le secteur culturel apparaît comme un levier essentiel. Il est stratégique à la fois pour la promotion de l’identité nationale, la création d’emplois et le rayonnement du Gabon. Seulement quatre mois plus tard, le constat est plat et montre une certaine forme de négligence.
Un secteur culturel dans l’attente voire dans l’oubli…
En effet, le secteur culturel semble évoluer dans une forme de vide institutionnel. Contrairement aux années passées, marquées par une présence plus visible de l’Office national du développement du sport et de la culture (ONDSC), peu de signaux concrets de la part de la nouvelle instance sont perçues. De plus, ce silence, à la fois symbolique et opérationnel, laisse germer une multitude d’interrogations.
Cette attribution au CESEC va-t-elle porter des fruits mûrs ? Ou au contraire est-elle contrainte à rester sur le banc pendant que les autres secteurs évoluent? Il s’agit désormais de savoir comment le CESEC entend traduire cette nouvelle mission en actions tangibles. Le monde culturel attend des orientations et des consultations de la part de la nouvelle instance. Il attend surtout une interface capable de faire remonter ses préoccupations jusqu’aux autorités publiques. Alors que la culture est présentée comme un pilier de cohésion sociale et de valorisation du patrimoine, l’absence d’initiatives visibles est perçue comme un ralentissement.
L’espoir serait que le CESEC sache donner de la voix et poser des actes palpables pouvant favoriser l’éclosion de la culture. Désormais, c’est la crédibilité même de cette nouvelle mission culturelle qui se joue. Le CESEC est désormais attendu sur sa capacité à faire vivre ce pan culturel. Il est aussi attendu sur sa capacité à en faire un outil concret d’accompagnement du développement national.










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