Derniers articlesPOLITIQUE

Nations Unies : Le Gabon réitère son vote pour la levée de l’embargo contre Cuba 

Ecouter l'article

À la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, Libreville a réaffirmé sa fidélité aux principes du droit international. Mercredi 28 octobre 2026, à New York, le Gabon a voté en faveur de la résolution exigeant la fin du blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis depuis plus de soixante ans. Si le texte continue de dénoncer l’impact extraterritorial de la loi Helms-Burton de 1996, le résultat du scrutin traduit toutefois un glissement notable sur l’échiquier politique mondial.

La résolution portée par La Havane a rassemblé 130 votes favorables, tandis que 17 pays s’y sont opposés et 25 autres se sont abstenus. Bien que majoritaire, cette adhésion s’avère en sensible érosion par rapport aux exercices précédents. L’initiative avait en effet réuni 165 voix en 2025 et jusqu’à 187 soutiens en 2024. Dans ce paysage mouvant, le choix gabonais s’inscrit dans la régularité d’une diplomatie attachée au respect de la souveraineté des États et au rejet des sanctions unilatérales.

L’asphyxie d’une île à bout de souffle

Cette décision intervient au moment où Cuba traverse une tourmente socio-économique et énergétique majeure. Le durcissement de la doctrine américaine sous la présidence de Donald Trump, notamment à travers des menaces de surtaxes douanières ciblant les nations fournissant du pétrole à l’île, a profondément fragilisé les approvisionnements de la population.

Canal_octobre

Sur place, le quotidien relève du parcours du combattant. Les pannes de courant quotidiennes paralysent les réseaux de transport, restreignent l’accès à l’eau potable et compromettent le fonctionnement des infrastructures hospitalières. D’après les données partagées par des responsables de l’ONU, plus de 100 000 interventions chirurgicales ont déjà dû être ajournées depuis mai dernier. Une situation critique qui a poussé plusieurs nations, comme le Mexique ou le Ghana, à dénoncer à la tribune des mesures « iniques » formant un frein structurel au développement cubain.

Des joutes verbales sans portée juridique directe

Les débats ont également donné lieu à de vives tensions diplomatiques. L’ambassadeur américain auprès des Nations unies, Mike Waltz, a réfuté le terme de « blocus » en évoquant le maintien de flux commerciaux, tandis que le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez Parrilla, a dénoncé une entreprise délibérée d’étouffement.

Bien que la position exprimée par le Gabon et ses pairs envoie un signal fort sur le plan symbolique, cette résolution de l’ONU demeure non contraignante. Seul le Congrès américain détient le pouvoir légal de lever définitivement ces sanctions. En soutenant le texte, Libreville affirme ses principes diplomatiques, même si la réalité quotidienne des Cubains reste, pour l’heure, suspendue aux décisions de Washington.

Morel Mondjo Mouega

Titulaire d'une Licence en droit, l'écriture et la lecture sont une passion que je mets au quotidien au profit des rédactions de Gabon Media Time depuis son lancement le 4 juillet 2016 et de GMTme depuis septembre 2019. Rédacteur en chef

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

GMT TV

Ce message d’erreur est visible uniquement pour les administrateurs/administratrices de WordPress.

Erreur 403 : The request cannot be completed because you have exceeded your quota..

Domain code: youtube.quota
Reason code: quotaExceeded

Erreur : aucune vidéo n’a été trouvée.

Assurez-vous qu’il s’agit d’un identifiant de chaine valide et que la chaine a des vidéos disponibles sur youtube.com.

Bouton retour en haut de la page