Lutte contre la corruption : le Gabon salue l’adoption d’un nouveau mécanisme d’évaluation des Nations unies
Le Gabon a salué, ce vendredi 6 novembre 2026 à Vienne, en Autriche, l’adoption des documents encadrant la deuxième phase du Mécanisme d’examen de l’application de la Convention des Nations unies contre la corruption. Intervenant lors de la session extraordinaire de la Conférence des États parties, Séraphin Ondoumba, point focal de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) au Gabon, a réaffirmé l’engagement du pays en faveur de la transparence, de l’intégrité publique et de la lutte contre l’enrichissement illicite. Cette nouvelle phase, dont les examens doivent débuter en 2027, vise notamment à mesurer les progrès effectivement accomplis par les États dans l’application des recommandations précédentes.
La lutte internationale contre la corruption franchit une nouvelle étape avec l’adoption d’un cadre destiné à renforcer le suivi des engagements pris par les États parties à la Convention des Nations unies contre la corruption. Réunie en session extraordinaire au Centre international de Vienne, la Conférence des États parties a examiné les instruments nécessaires à la conduite des prochains examens nationaux. Pour le Gabon, qui participe déjà au mécanisme d’évaluation et poursuit son deuxième cycle d’examen, cette évolution représente une occasion de renforcer le contrôle de l’efficacité des dispositifs nationaux de prévention, de répression et de recouvrement des avoirs.
Un nouveau dispositif pour mesurer les progrès des États
Selon le document officiel CAC/COSP/S/2026/1 des Nations unies, la deuxième phase du mécanisme repose sur trois instruments principaux : une liste de contrôle destinée à l’auto-évaluation des États, un nouveau calendrier type des examens nationaux et une présentation simplifiée des rapports d’évaluation et de leurs résumés analytiques. Ces outils doivent faciliter la collecte des informations, améliorer le respect des délais et permettre une meilleure appréciation des résultats obtenus.
Contrairement à une approche limitée à l’existence de textes législatifs ou d’institutions spécialisées, cette nouvelle phase entend accorder une attention particulière aux progrès réalisés depuis les évaluations précédentes. Les États devront notamment rendre compte des mesures prises pour répondre aux difficultés identifiées, des bonnes pratiques développées et des besoins d’assistance technique encore nécessaires. Les examens devraient débuter après le tirage au sort prévu lors de la dix-huitième session du Groupe d’examen de l’application, en 2027.
Le Gabon réaffirme ses engagements contre la corruption
Prenant la parole à la suite de l’adoption des documents, Séraphin Ondoumba, commissaire membre de la Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, a salué l’aboutissement des négociations entre les États parties. « La République gabonaise se félicite de l’adoption des documents qui serviront de fondement à la deuxième phase du Mécanisme d’examen de l’application de la Convention des Nations unies contre la corruption. », a-t-il déclaré.
Le représentant gabonais a également souligné la nécessité de renforcer l’efficacité du dispositif international. « Au-delà de l’adoption de ces documents, nous consacrons aujourd’hui une ambition collective : celle de rendre notre Mécanisme d’examen plus efficace, plus pertinent et davantage orienté vers des résultats tangibles. » Il a par ailleurs réaffirmé, au nom du Gabon, la volonté des autorités de poursuivre leurs efforts en matière de gouvernance, de transparence et de lutte contre l’enrichissement illicite.
De nouvelles exigences de transparence pour les États
L’adoption de ces instruments intervient alors que le Gabon attend les conclusions de son deuxième cycle d’examen, consacré aux mesures préventives et au recouvrement des avoirs. Une visite d’évaluation avait notamment été organisée à Libreville du 29 juin au 1er juillet 2026. Les autorités gabonaises ont récemment exprimé leur volonté de rendre publics les résultats de cet exercice afin de favoriser le suivi des recommandations internationales.
Pour le Gabon, l’enjeu de la prochaine phase sera donc de démontrer les progrès réalisés dans l’application effective de la Convention. La prévention des conflits d’intérêts, l’efficacité des mécanismes de contrôle, la coopération judiciaire et le recouvrement des avoirs constituent autant de domaines dans lesquels les engagements devront se traduire par des résultats vérifiables. Au-delà du consensus diplomatique obtenu à Vienne, la crédibilité de cette nouvelle étape reposera sur la capacité des États à transformer les recommandations internationales en pratiques concrètes de bonne gouvernance.









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