Libreville : vente aux enchères des véhicules, la population dénonce le manque d’assainissement de l’espace public
La Mairie de Libreville a lancé, le week-end écoulé, une vente aux enchères publiques de véhicules placés dans les différentes fourrières de la commune. Si l’opération, organisée sous la supervision de la Direction des Transports, vise à gérer ces véhicules conformément aux procédures prévues, elle n’a pas totalement convaincu la population. Plusieurs habitants estiment en effet que certains véhicules proposés seraient dans un état très dégradé et s’interrogent sur l’intérêt de les remettre en circulation, alors que la capitale fait déjà face à un problème d’encombrement de l’espace public par des épaves et des véhicules abandonnés.
L’opération a débuté par le rappel, par le commissaire-priseur, des règles et modalités encadrant les adjudications, suivi de la présentation du catalogue des véhicules concernés. Les premières mises aux enchères ont ensuite été lancées, avant une pause consacrée aux formalités administratives et à la vérification des premiers bordereaux. Les opérations doivent se poursuivre le vendredi 9 octobre 2026 avec les véhicules restant au catalogue. Pour la municipalité, cette démarche s’inscrit dans la gestion des véhicules placés en fourrière et leur mise en vente dans un cadre public et réglementé.
Entre opportunité et inquiétudes
Cependant, sur les réseaux sociaux, plusieurs réactions ont rapidement émergé. Pour certains habitants, la vente ne constituerait pas forcément une véritable opportunité, notamment lorsque les véhicules présentés apparaissent fortement endommagés. Et ce avec la crainte que des acquéreurs remettent en état, parfois de manière sommaire, des voitures qui pourraient ensuite reprendre la route malgré leur état initial. Une inquiétude qui renvoie directement à la sécurité des automobilistes et des autres usagers de la voie publique.
D’autres voix estiment plutôt que les véhicules définitivement hors d’usage devraient être orientés vers des filières spécialisées de traitement et de recyclage, notamment celles dédiées à la récupération de la ferraille. Pour ces habitants, la priorité devrait être l’assainissement de l’espace public et le retrait des épaves, plutôt que leur éventuelle remise en circulation. Certains redoutent également un scénario répétitif, des véhicules récupérés, réparés, puis à nouveau abandonnés ou immobilisés dans des garages, avant de finir une nouvelle fois en fourrière. Une situation résumée avec humour par un internaute , « Un jour sur la route, six jours au garage ».
Des garanties attendues
Au-delà des commentaires, ces réactions soulèvent donc la question de la destination des véhicules vendus et des garanties entourant leur éventuel retour sur les routes. La vente aux enchères peut permettre à la municipalité de traiter les véhicules immobilisés dans les fourrières, mais elle doit également tenir compte de leur état et des impératifs de sécurité. Dès lors, l’enjeu reste de trouver un équilibre entre gestion des fourrières, assainissement de l’espace public et protection des usagers. La poursuite des adjudications, prévue le 9 octobre, devrait ainsi être suivie avec attention par une population qui souhaite surtout voir disparaître durablement les épaves et véhicules abandonnés des rues de Libreville.






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