Akanda : vers un déclassement partiel de l’Arboretum Raponda-Walker
Réuni ce vendredi 22 mai 2026 au Palais du Bord de mer en présence du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, le Conseil des ministres a examiné plusieurs dossiers liés à la gestion du territoire et à la préservation de l’environnement. Parmi les textes présentés figure le projet de décret portant déclassement partiel de l’Arborétum Raponda-Walker. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des dispositions de la loi du 27 août 2007 relative aux parcs nationaux et vise à adapter le cadre réglementaire à l’évolution de l’occupation des espaces situés à proximité du Parc national d’Akanda.
Le gouvernement souhaite mieux concilier les impératifs de conservation de la biodiversité et les réalités du développement urbain dans cette zone Nord de la capitale. Ainsi, le texte soumis au Conseil des ministres fixe notamment la largeur de la zone tampon du Parc national d’Akanda. Compte tenu de la configuration semi-urbaine de cet espace protégé, la zone tampon terrestre est désormais établie à un kilomètre autour du parc. Une extension supplémentaire pouvant atteindre 500 mètres est également prévue dans les secteurs identifiés comme particulièrement sensibles, notamment les écosystèmes de mangroves.
Un encadrement renforcé des activités humaines
À travers cette mesure, les autorités souhaitent renforcer la protection des milieux naturels tout en définissant clairement les conditions d’occupation et d’utilisation des espaces situés autour du parc. Le décret prévoit ainsi que seules les activités humaines ne présentant aucun impact négatif avéré sur l’intégrité écologique du parc pourront être autorisées dans la zone tampon. Toute intervention ou activité devra au préalable obtenir l’aval de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN), chargée de veiller au respect des règles de conservation et de gestion durable de ces écosystèmes.
L’adoption de ce projet de décret marque une nouvelle étape dans la politique de gestion des aires protégées au Gabon. En précisant les limites et les modalités d’aménagement de la zone tampon du Parc national d’Akanda, le gouvernement entend disposer d’un outil réglementaire plus efficace pour préserver les richesses écologiques du site. Cette démarche vise également à prévenir les conflits entre les activités humaines et les exigences de conservation, dans un contexte où la pression foncière et urbaine se fait de plus en plus ressentir aux abords des espaces naturels protégés.










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