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Gabon : Thierry Minko dresse le bilan des 100 jours entre urgence sociale et rigueur budgétaire

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C’est un exercice de transparence inédit auquel s’est prêté Thierry Minko sur les antennes de la télévision nationale. À la tête d’un portefeuille aux dimensions exceptionnelles regroupant l’Économie, les Finances, la Dette, les Participations et la Lutte contre la vie chère, il est le seul membre de l’équipe gouvernementale à disposer d’un ministre délégué en la personne de Marc Abeghe qui est chargé du Budget. Une configuration indispensable selon lui : « Les missions qui nous sont dévolues, la taille de notre ministère est telle que […] le président de la République a pensé qu’il était nécessaire que je puisse avoir un ministre délégué pour m’accompagner.» En cent jours, la feuille de route dictée par la présidence s’est articulée autour de priorités cruciales, allant du retour en grâce auprès du FMI à l’audit de la dette contentieuse.

Si dans l’opinion certaines lenteurs, notamment le retard de la dématérialisation douanière ou le flou entourant la transition de la filière avicole, ont été relevé, Thierry Minko ne s’est pas enfermé dans une posture défensive ou de nier les difficultés de l’administration. Il a rappelé le temps nécessaire aux réformes de fond.

 « Il est clair qu’en 100 jours, tout ne pouvait pas être fait. […] Ce qui a été annoncé comme succès, on pense que c’est ce qui, dans la mesure du possible, pouvait être fait. Et pour le reste, on considère que ce sont des insuffisances qui vont être comblées. », a-t-il indiqué.  

Rassurer les partenaires et soulager le consommateur

Malgré les obstacles, le membre du gouvernement affiche sa détermination à stabiliser le cadre macroéconomique du pays tout en maintenant une politique de proximité. Pour le gouvernement, la relance économique ne peut se faire au détriment du bien-être social. La création d’un fichier unique et numérisé des participations de l’État et la traque des loyers administratifs abusifs visent à dégager de nouvelles marges de manœuvre budgétaires. 

L’objectif ultime reste de pérenniser le pouvoir d’achat des Gabonais grâce aux points de vente labellisés : « Ceux qui rentrent dans les magasins estampillés « Centrale d’achat du Gabon » touchent du doigt et réalisent […] qu’effectivement, on peut bien vivre en accédant à des produits qui sont moins chers. », a relevé Thierry Minko. 

Henriette Lembet

Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...

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