Lebamba : un pêcheur périt dans les eaux troubles de la Ngounié
Niguel Mayama, un Gabonais de 44 ans, aurait trouvé la mort le vendredi 17 avril 2026 à Nzingui, un regroupement de villages situé à une trentaine de kilomètres de Lébamba, dans la province de la Ngounié. Selon le journal L’Union, dans son édition du 23 avril 2026, il se serait noyé alors qu’il regagnait le village en pirogue après une sortie de pêche et de chasse avec son compagnon.
Ce qui devait être une simple sortie de pêche et de chasse se serait transformé en drame dans la localité de Nzingui. La disparition de Niguel Mayama a plongé les habitants dans l’émotion et la tristesse, après un accident survenu sur la rivière Ngounié. Le compagnon qui l’accompagnait se serait en sorti mais les recherches n’ont permis de retrouver la victime que deux jours plus tard.
Une traversée qui vire au tragique
Toujours selon l’Union, Niguel Mayama et son compagnon se seraient rendus en forêt le 16 avril pour une activité de pêche et de chasse. Avant de s’installer dans un campement en pleine nature, ils auraient fait un détour par un village congolais afin de se ravitailler en munitions et en cannabis. Ils auraient ensuite passé la journée en brousse avant d’entreprendre, dans la soirée du vendredi, le retour vers Nzingui en pirogue.
C’est au cours de la traversée que le drame se serait produit. Vers 23 heures, dans une obscurité totale et une faible visibilité, la pirogue aurait heurté un obstacle, probablement une branche d’arbre, provoquant son chavirement. Les deux hommes auraient alors tenté de regagner la rive à la nage. Si le compagnon de Niguel Mayama a réussi à s’en sortir, la victime aurait été retenue par son matériel de pêche et n’a pas survécu.
Un drame qui relance le débat sur la navigation nocturne sur les cours d’eau
Après le drame, le survivant serait resté toute la nuit au bord de la rivière avant de regagner le village le lendemain pour alerter les habitants. Les recherches engagées auraient permis de retrouver le corps de Niguel Mayama le lundi 20 avril, dans un état de décomposition avancée. Il a été inhumé le même jour au cimetière familial. La victime laisserait derrière elle, une épouse et sept enfants, désormais plongés dans le deuil.
Une enquête est attendue afin de faire la lumière sur les circonstances exactes de cette tragédie. Ce drame rappelle une fois de plus les dangers liés à la navigation nocturne sur les cours d’eau, souvent marquée par un manque de visibilité et de sécurité. Il devient donc urgent pour les autorités de renforcer les mesures de prévention, voire d’encadrer plus strictement ces déplacements nocturnes. Pour l’heure, les populations de Nzingui restent sous le choc.
Heldy Oyono, Journaliste Stagiaire









GMT TV