Intégration régionale : la CEMAC harmonise ses tarifs pour les comptables et les boutiques sous douane
Réunie ce mercredi 27 mai 2026 à Bangui, la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) a officialisé l’harmonisation des frais de dossier pour les agréments comptables et fiscaux, ainsi que pour l’ouverture des boutiques sous douane. L’information, relayée par Radio France Internationale (RFI), marque une volonté claire de standardiser les règles du jeu pour les opérateurs de la région.
Portée par le règlement du 30 avril 2026 signé par le président de la Commission de la CEMAC, cette réforme vise à fluidifier les affaires tout en clarifiant les coûts administratifs pour l’ensemble des acteurs économiques de la zone.
Une nouvelle grille stricte pour les professionnels du chiffre
Désormais, les professionnels de la comptabilité et de la fiscalité devront se plier à des tarifs uniques, minutieusement calculés selon le statut et l’origine des demandeurs. Pour les personnes physiques, la distinction est nette : un ressortissant d’un État membre de la CEMAC devra s’acquitter de 500 000 FCFA, tandis qu’un professionnel étranger verra ses frais s’élever à 1 000 000 FCFA.
Du côté des entreprises, la note s’avère logiquement plus lourde afin de s’adapter à la structure des cabinets. Les personnes morales de droit local devront débourser la somme de 2 000 000 FCFA pour faire valider leur dossier. Enfin, le tarif culmine à 4 000 000 FCFA pour les structures juridiques relevant du droit étranger.
Commerce transfrontalier et suivi des modifications
Le secteur logistique et commercial est également impacté par ce grand coup de balai administratif. Pour ce qui est des boutiques et des entrepôts sous douane, structures stratégiques pour le commerce régional, le ticket d’entrée pour toute demande d’ouverture de dossier est désormais fixé à un montant unique de 500 000 FCFA.
Les autorités communautaires ont toutefois tenu à verrouiller le dispositif pour éviter les effets d’aubaine ou les contournements juridiques. Ainsi, ces grilles tarifaires ne s’appliquent pas uniquement aux nouvelles créations. Elles restent exigibles à l’identique en cas de changement de dénomination sociale ou pour toute modification substantielle touchant une entité ayant déjà obtenu son agrément. Une rigueur financière qui promet de transformer en profondeur le quotidien des opérateurs libéraux et des commerçants de l’espace d’Afrique centrale.









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