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Importation de viande de dinde : le Gabon au 9e rang mondial avec 2 175t en 2025

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L’interdiction de l’importation de poulet de chair à l’horizon janvier 2027 constitue l’un des objectifs majeurs du gouvernement dans sa quête de souveraineté alimentaire. Cette mesure vise à réduire la forte dépendance du pays aux importations de produits avicoles. Pourtant, les chiffres publiés par le média économique EcoMatin illustrent l’ampleur du défi. En 2025, le Gabon a importé 2 175 tonnes de viande de dinde, soit une progression de 37,15 % par rapport à 2024. Cette hausse place le pays au neuvième rang mondial des importateurs de cette catégorie de viande, témoignant de l’importance de la demande locale.

Selon EcoMatin, qui s’appuie sur les données de l’Association brésilienne de la protéine animale (ABPA), l’Afrique demeure l’un des principaux marchés de la volaille brésilienne. Dans l’espace CEMAC, les importations de viande de poulet et de dinde ont dépassé les 70 000 tonnes en 2025. À eux seuls, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Congo ont absorbé 70 879 tonnes de produits avicoles, soit une augmentation de 32 % par rapport à l’année précédente. Cette dynamique met en évidence la dépendance de la sous-région aux approvisionnements extérieurs pour satisfaire sa consommation.

Le Gabon veut inverser la tendance

Si le Congo demeure de loin le principal importateur de la zone, avec 64 748 tonnes de poulet brésilien et 883 tonnes de viande de dinde importées en 2025, le Gabon n’échappe pas à cette vulnérabilité. Même à des volumes plus modestes, le niveau des importations révèle les limites actuelles de la production locale. Conscient de cet enjeu stratégique, le gouvernement a inscrit le développement de l’agriculture et de l’élevage parmi les priorités du Plan national de croissance et de développement (PNCD).

Depuis l’annonce de la future interdiction des importations de poulet de chair, Libreville suscite un intérêt croissant auprès des investisseurs nationaux et étrangers. À travers le Plan d’urgence de la filière avicole (PUFA), l’État ambitionne de mobiliser plus de 775 milliards de FCFA pour soutenir le développement du secteur. Ce programme prévoit notamment la création de fermes pilotes modernes ainsi que le renforcement des partenariats public-privé, avec pour objectif d’accroître la production nationale et de réduire progressivement la dépendance aux importations.

Karl Makemba

Engagé et passionné, Karl Makemba met son expertise et sa plume au service d’une information rigoureuse et indépendante. Fidèle à la mission de Gabon Media Time, il contribue à éclairer l’actualité gabonaise avec une analyse approfondie et un regard critique. "La liberté d'expression est la pierre angulaire de toute société libre." – Kofi Annan

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