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Gabon : vers un conseil supérieur de la magistrature extraordinaire ?

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À la tête du pays depuis le 30 août dernier, le Général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguema serait bien inspiré de convoquer un Conseil supérieur de la magistrature extraordinaire. Le but pour le chef du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) serait de passer au crible la justice et de réaménager ce corps où plusieurs agents ont été « corrompus » selon le Synamag.

Nouvel homme fort du Gabon après la prise de pouvoir forcée du mercredi 30 août 2023, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema s’inscrit dans la voie de la reconstruction du pays. Pour y parvenir, cet omarien assumé, n’hésite pas à rebattre les cartes en impliquant les forces vives de la nation à la réflexion pour la définition d’un schéma consensuel. Cela passe par des actes forts.

Un CSM extraordinaire pour redorer l’image de la justice ?

C’est en tout cas ce qu’espèrent la majorité des agents du ministère de la justice et les professions libérales du même secteur d’activités qui voient en ce Conseil supérieur de la magistrature extraordinaire un moyen de mettre sur la table les maux de ce département ministériel. Mais également de reconfigurer le système judiciaire gabonais.

Lequel se retrouve prisonnier de la corruption et d’autres pratiques peu voire pas orthodoxes qui y sont érigées en norme. Et ce, alors que l’exécutif, sous Ali Bongo Ondimba, s’était mis les magistrats dans la poche. À telle enseigne qu’à l’instar d’Erlyne Antonella Ndembet Damas et Linda Bongo Ondimba, certains défendaient leurs intérêts au PDG plutôt que la justice.

Amorcer les grandes réformes à la justice

Après près d’un an de paralysie, il est de bon aloi de penser que les justiciables ont le droit d’obtenir justice. Mais de quelle justice le peuple a-t-il besoin ? Assurément pas celle rendue par des magistrats ayant bénéficié de la fraude pour intégrer la magistrature. Encore moins celle des agents véreux. Lesquels bradent l’autorité publique contre des avantages en nature et numéraire.

 
La série d’expropriations par des sujets libanais en sont la preuve. Il revient dès lors aux différentes entités de la magistrature de passer au peigne fin ces déboires, d’en dégager les responsabilités et d’en trouver les solutions pérennes. L’annulation du dernier concours d’entrée à l’Ecole nationale de la magistrature et les nominations qui en ont découlé devraient être à l’ordre du jour. Que dire aussi des mécanismes d’amélioration des conditions de vie et de travail du magistrat ?

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Lyonnel Mbeng Essone

Journaliste Reporter (Société - Justice - Faits divers )

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