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Gabon : 18 diplômés de l’École inter-États des douanes laissés dans la précarité

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L’attente est devenue un supplice insoutenable pour 18 Gabonais issus de la promotion externe sortante de l’École Inter-États des Douanes de la CEMAC (EIED-CEMAC). Ces compatriotes, formés à grands frais sur fonds propres pour pallier le sous-effectif de l’administration, doivent subir une inertie administrative incompréhensible. Parmi eux, 3 agents de constatation, 6 contrôleurs et 9 inspecteurs des douanes demeurent sur la touche depuis leur sortie en 2023.

De la Primature au Ministère de la Fonction Publique, toutes les instances ont conclu, entre 2023 et 2025, à l’impérieuse nécessité de leur recrutement à titre exceptionnel. Plus flagrant encore, une instruction du Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, avait été émise pour régler conjointement leur situation et celle de leurs homologues de l’ENAM du Cameroun. Mais si ces derniers ont bel et bien été intégrés aux Impôts il y a près de deux ans, les dix-huit douaniers, eux, restent confinés à la précarité.

Quel avenir pour ces 18 diplômés prêts à booster les douanes ?

La situation susmentionnée engendre un paradoxe des moins valorisant au sein de la sous-région. Puisque des pays comme le Tchad ou la République Centrafricaine ont immédiatement intégré leurs récipiendaires. Le but étant de capitaliser sans attendre sur cette main-d’œuvre hautement qualifiée sortie de cette école de prestige. Mais dans notre pays le Gabon, la normalisation de ce qui s’apparente à un gel des compétences. Ce qui est un immense gâchis humain et économique. 

Laisser des cadres formés pour le compte de l’État sans emploi appauvrit non seulement 18 familles, mais prive également les caisses de l’État d’une expertise cruciale pour la maximisation des recettes douanières en pleine période de Transition. Face à ce mur du silence, le collectif a choisi d’en appeler directement à la Haute sagesse du Président de la République. Il va sans dire que ce cri du cœur médiatique attend désormais l’arbitrage du Chef de l’État, seul habilité à transformer ces compétences en attente en forces vives de la nation.

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme. Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

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