Gabon : Foumboula appelle la HAC à lever la suspension des réseaux sociaux !
Fidèle à son élan républicain, l’acteur de la société civile Geoffroy Foumboula Libeka Makosso a saisi, le 11 mai 2026, Germain Ngoyo Moussavou, président de la Haute autorité de la communication (HAC). L’ancien député de la transition a sollicité la levée de la suspension des réseaux sociaux en République Gabonaise. Et ce, pour cause d’incohérences après l’adoption de 3 textes qui encadrent dorénavant les activités dans ce secteur.
D’entrée de jeu, Geoffroy Foumboula Libeka a salué la HAC pour avoir eu l’idée de cette suspension. Car dit-il, elle a « poussé l’Exécutif à faire évoluer le corpus juridique en matière de communication ». Cependant, à l’épreuve des faits, cette restriction s’avère aujourd’hui obsolète et contre-productive. C’est notamment ce qui serait mis en exergue par une étude statistique datée du 11 mai 2026. Laquelle révèle une asymétrie dans la communication de l’État.
Geoffroy Foumboula pour un retour dans l’intérêt de tous !
Le vice-président 2 du Conseil, économique, social, environnemental et culturel (CESEC) a soutenu que 54 % des ministères, l’intégralité des institutions législatives notamment le Sénat et l’Assemblée nationale ainsi que la totalité des médias publics continuent d’émettre via des réseaux privés virtuels (VPN). Et ce, tandis que la Présidence de la République demeure astreinte au silence numérique depuis le 18 février dernier.
Aussi, pour Geoffroy Foumboula Libeka, cette paralysie de la communication présidentielle engendre une externalisation délétère de la parole officielle, désormais tributaire de canaux informels et d’influenceurs, promus vitrines involontaires de la nation. En outre, la généralisation des VPN contribue à falsifier les données souveraines du pays et expose l’espace cybernétique gabonais à une vulnérabilité systémique.
Pour clore son argumentaire, l’acteur de la société civile a martelé qu’avec l’arsenal législatif désormais consolidé, plus rien ne justifie le maintien de cette suspension. « Si cette suspension pouvait se justifier du fait de l’absence de texte en la matière, elle ne saurait se justifier à ce jour car empêchant l’ordonnance sur les réseaux sociaux de produire ses effets », a-t-il indiqué. Une prise de position qui on l’espère saura faire bouger les lignes.









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