Gabon : vers le dépôt d’un préavis de grève aux Régies financières
Ce mercredi 15 avril 2026, l’Esplanade du ministère du Budget a servi de cadre à une Assemblée Générale extraordinaire électrique. Réunis en masse, les agents des Régies Financières ont tranché : face au silence de l’exécutif, un préavis de grève sera officiellement déposé.
À l’origine de cette fronde, l’Intersyndicale des Régies financières et administrations assimilées (IRFAA) dresse un constat amer. La liste des griefs est longue et touche directement au portefeuille des fonctionnaires. Les agents exigent entre autres le versement mensuel régulier de leurs accessoires de soldes ; le paiement immédiat de la PPB (Prime de Performance Budgétaire) pour les mois de février et mars 2026 et la signature d’un arrêté conjoint instaurant un comité de suivi des travaux de la Primature.
L’absence de cadre légal pour appliquer les recommandations issues des précédentes négociations sociales agit comme un accélérateur de colère. Pour la base, le sentiment d’avoir été « menée en bateau » prédomine.
Rupture consommée avec la tutelle
Le dialogue semble désormais rompu. L’IRFAA a récemment décliné une invitation du ministre de l’Économie et des Finances, qualifiant la manœuvre de tentative de « dilution des véritables enjeux ». L’intersyndicale rappelle qu’elle attend, depuis le 9 mars dernier, une audience formelle pour entériner la création du Comité de cadrage.
« Nous ne voulons plus de promesses, mais des actes administratifs concrets », a martelé un représentant syndical.
Un bras de fer lourd de conséquences
Cette mobilisation massive du 15 avril marque un tournant. En optant pour le préavis de grève, les agents des régies, poumons économiques de l’État, engagent une épreuve de force qui pourrait paralyser les recettes publiques.
Déterminés, les grévistes affirment qu’ils ne reculeront pas tant que l’autorité de tutelle n’aura pas apporté de réponses tangibles à leurs revendications. Le gouvernement se retrouve désormais au pied du mur : négocier dans l’urgence ou risquer une asphyxie financière totale.









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