Gabon : un document stratégique pour transformer l’environnement des affaires
La relance du Haut Conseil pour l’Investissement (HCI) franchit une étape décisive au Gabon avec la remise officielle, ce lundi 22 juin, du rapport général issu des assises ouvertes le 4 juin dernier au palais des Congrès Omar Bongo Ondimba. Le document a été transmis au Vice-président du Gouvernement, Hermann Immongault, par le ministre délégué au Budget, Marc Abeghe, et le président de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), Alain Claude Kouakoua. Fruit de plusieurs semaines de concertation entre les acteurs publics et privés, ce rapport constitue désormais une feuille de route destinée à améliorer durablement l’environnement des affaires.
Les travaux ont mobilisé plus de 1 100 participants autour de thématiques telles que la fiscalité, la sécurité juridique, la gouvernance, la compétitivité logistique, la commande publique, le pacte social et l’inclusion des PME. Les recommandations formulées visent à soutenir la mise en œuvre du Plan national de croissance et de développement (PNCD), dont les besoins de financement sont estimés à 26 000 milliards de FCFA. Le secteur privé devrait assurer près des deux tiers de cet effort, soit environ 18 000 milliards de FCFA, ce qui renforce la nécessité d’un cadre économique plus attractif et plus performant.
Transformer l’environnement des affaires
Parmi les mesures phares proposées figurent l’accélération de la promulgation du nouveau Code des investissements, la création de brigades mixtes de contrôle pour réduire les tracasseries administratives, ainsi que l’ouverture continue des corridors portuaires et aéroportuaires. Les participants ont également plaidé pour un recrutement des dirigeants des établissements publics par appel à candidatures, la sécurisation du financement de la CNAMGS, le plafonnement du coût du BIETC et la mise en place d’un plan d’urgence d’apurement des crédits de TVA afin de renforcer la trésorerie des entreprises.
Les assises ont également mis l’accent sur le développement d’un tissu économique national solide. Les acteurs réunis ont proposé de relever de 150 à 500 millions de FCFA le seuil des marchés publics réservés aux entreprises locales, d’imposer un quota de 30 % de sous-traitance aux opérateurs et de déployer rapidement le statut de l’entreprenant pour accélérer la formalisation de l’économie. Satisfait des conclusions des travaux, Hermann Immongault a assuré que chaque engagement fera l’objet d’un suivi rigoureux à travers des indicateurs de performance. Il a par ailleurs appelé à étendre ce dialogue public-privé à l’ensemble du territoire afin de favoriser des échanges permanents entre opérateurs économiques, autorités locales et collectivités.










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