Gabon : Libreville accueille une vingtaine d’États pour renforcer le contrôle des navires
Le Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba de Libreville accueille, depuis ce lundi 21 septembre 2026, la 16e Réunion du Comité de contrôle des navires par l’État du port (PSCC16) et la 6e Conférence ministérielle du Mémorandum d’Entente d’Abuja (Abuja MoU). Réunissant des représentants d’une vingtaine d’États d’Afrique de l’Ouest et du Centre jusqu’au 25 septembre, les travaux doivent permettre de renforcer la coopération régionale en matière de sécurité maritime et d’améliorer l’application des normes internationales de contrôle des navires.
Placée sous le thème « De la politique à la pratique : bâtir un régime de contrôle par l’État du port résilient et préparé pour l’avenir », la rencontre intervient dans un contexte où l’efficacité des contrôles repose largement sur la capacité des administrations maritimes à coordonner leurs pratiques. Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a assisté à l’ouverture des travaux aux côtés du ministre des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, et de plusieurs responsables du secteur maritime.
Aucun État ne peut agir seul
Pour la directrice générale de la Marine marchande, Frédérique Avomo Angue épouse Guevit, la coopération constitue précisément la raison d’être du Mémorandum d’Abuja. « Le Mémorandum d’Entente d’Abuja procède d’une conviction simple : aucun de nos États pris isolément ne saurait garantir seul la sécurité de la navigation sur une façade atlantique qui s’étend de la Mauritanie à l’Afrique du Sud », a-t-elle déclaré.
« Ce que nous ne pouvons accomplir séparément, nous le pouvons ensemble », a-t-elle poursuivi. Le contrôle par l’État du port permet notamment aux administrations nationales d’inspecter les navires étrangers faisant escale dans leurs ports afin de vérifier leur conformité aux exigences internationales applicables en matière de sécurité, de sûreté et de protection de l’environnement marin.
Plus de 80 % du commerce mondial en volume
Pour Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, les enjeux dépassent la seule administration maritime. « Le transport maritime, par lequel transitent plus de 80 % des échanges commerciaux mondiaux en volume, est un instrument essentiel du développement économique », a souligné le ministre.

La croissance du trafic et l’évolution technologique des navires rendent parallèlement les contrôles plus exigeants. « La croissance du trafic, la sophistication des navires et l’intensification des activités portuaires nous imposent de veiller constamment à la transposition et au respect des normes internationales », a-t-il ajouté. L’enjeu est ainsi de rapprocher les standards et les méthodes d’inspection entre les différents États membres.
De Libreville, passer « de la politique à la pratique »
Durant cinq jours, les délégations doivent partager leurs expériences et examiner les moyens d’améliorer l’efficacité du dispositif régional de contrôle. Pour le Gabon, pays hôte, cette rencontre constitue également une occasion de conforter sa participation à la gouvernance maritime sur la façade atlantique africaine.
Le thème retenu place toutefois les participants devant une exigence concrète : transformer les engagements politiques en pratiques harmonisées dans les ports. À l’issue des travaux, attendus le vendredi 25 septembre, l’enjeu sera donc moins le nombre de résolutions adoptées que leur traduction effective dans les inspections et la capacité collective des États membres à empêcher les navires ne respectant pas les normes internationales d’opérer sans contrôle.








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