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Gabon : les industries extractives à la peine au premier trimestre 2026

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Entre pannes techniques et explosions d’infrastructures, le secteur extractif gabonais accuse le coup en ce début d’année. Malgré la belle vitalité du manganèse, le fort recul du pétrole et du gaz naturel plombe le bilan global du premier trimestre.

La dynamique des industries extractives peine à retrouver son souffle. Selon le dernier rapport de la Direction générale de l’Économie et de la Politique fiscale, la production globale du secteur s’est contractée de 2,9 % au premier trimestre 2026 par rapport au trimestre précédent.

Si ce repli témoigne d’une fragilité conjoncturelle, il marque toutefois une nette amélioration par rapport à la même période en 2025, où la chute avait atteint -7,9 %. Ce recul s’explique principalement par les sombres performances conjuguées des filières pétrolière et gazières.

Le pétrole et le gaz plombés par des incidents techniques

Véritable poumon financier du pays, la production d’or noir a chuté de 4 % sur les trois premiers mois de l’année, s’établissant à 2,6 millions de tonnes. En glissement annuel, le décrochage s’avère encore plus sévère, affichant une baisse drastique de 8,7 %. À l’origine de cette baisse de régime : une série d’arrêts techniques programmés, couplée à des pannes majeures, dont la tragique explosion d’un pipeline clé.

La situation s’avère plus critique encore du côté du gaz naturel commercialisé, dont la production s’est effondrée de 44,9 %. Confronté à de multiples pannes de surface et à un manque criant d’équipements spécialisés pour effectuer les réparations nécessaires, le secteur a subi de nombreuses interruptions d’exploitation.

Le manganèse garde la tête hors de l’eau

Au milieu de ce tableau mitigé, le manganèse apporte une lueur d’espoir. Porté par la hausse d’activité des gisements de Moanda et le redémarrage des opérations à Franceville, l’indice de production du minerai a bondi de 8,4 % sur la période.

Cette belle dynamique a toutefois été freinée par la mise à l’arrêt du site d’Okondja, suspendu depuis novembre 2025. Un coup de frein qui empêche la filière minière de compenser pleinement le retard accumulé par les hydrocarbures.

Henriette Lembet

Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...

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