Gabon : Jean Valentin Leyama dénonce un contournement du Parlement dans les engagements financiers de l’État
Le 24 avril 2026, l’homme politique Jean Valentin Leyama a vivement critiqué la gestion des engagements financiers de l’État gabonais, pointant un non-respect des procédures légales, notamment l’absence de ratification parlementaire dans certains accords impliquant des ressources nationales.
Dans un contexte marqué par les débats sur la gouvernance économique et la transparence des finances publiques, la question du rôle du Parlement dans la validation des engagements de l’État refait surface. À travers une déclaration incisive relayée par Gabon Media Time, Jean Valentin Leyama met en cause les pratiques actuelles qu’il juge contraires aux exigences légales.
Un rappel au respect des procédures légales
L’ancien député de la transition s’inscrit ainsi dans une dynamique de critique plus large de la gestion institutionnelle post-transition, alors que les attentes en matière de respect de l’État de droit demeurent élevées au sein de l’opinion publique.
Dans sa prise de position, Jean Valentin Leyama n’a pas mâché ses mots, pointant une tendance persistante au contournement des règles. « On sait que le respect de la loi n’a pas été le fort de la Transition et l’est encore moins sous la Ve République. Tout de même », a-t-il déclaré, mettant en cause une continuité dans les pratiques institutionnelles.
Au cœur de ses critiques figure l’absence de ratification parlementaire pour certains engagements financiers majeurs. Il rappelle un principe fondamental de gouvernance : « Quand vous empruntez, le Parlement ratifie ». Une exigence qui, selon lui, devrait également s’appliquer aux accords engageant durablement les ressources nationales.
En évoquant notamment les contrats liés à des acteurs internationaux tels que Gunvor ou Trafigura, l’homme politique souligne les enjeux de souveraineté et de transparence. « Quand vous gagez les ressources du pays pendant des années […] pourquoi ignorer le Parlement ? », s’interroge-t-il.
Une critique de fond sur la gouvernance économique
Au-delà de la forme, cette sortie met en lumière une problématique plus structurelle : celle de la conformité des décisions publiques aux normes juridiques en vigueur. Pour Jean Valentin Leyama, le recours au Parlement ne constitue pas un obstacle politique, mais une obligation institutionnelle. « Le vote est pourtant acquis d’office mais c’est juste pour la conformité avec la loi et les procédures », insiste-t-il, soulignant que la question n’est pas celle de la majorité parlementaire, mais bien celle du respect des règles.
Cette interpellation intervient dans un contexte où le Gabon cherche à renforcer la crédibilité de ses institutions et à rassurer ses partenaires économiques. Elle relance ainsi le débat sur la nécessité d’un encadrement rigoureux des engagements financiers de l’État, condition essentielle pour garantir la transparence, la redevabilité et la confiance dans la gestion des ressources publiques.









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