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Gabon : 2 faux agents de la DGCCRF interpellés par la DGR !

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Les éléments de la Direction générale des recherches (DGR) ont mis un coup d’arrêt à un duo de faussaires qui écumait les commerces de la capitale. Ces derniers, de nationalité gabonaise, de formation sanitaire, avaient décidé de se faire passer pour des agents contrôleurs au sein de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF). Un subterfuge bien huilé qui s’appuyait sur des fausses cartes professionnelles et des faux ordres de mission.

L’opération judiciaire, soigneusement préparée, aura duré le temps d’une filature menée avec maestria par la Direction Générale des Recherches (DGR). Le théâtre d’opérations se situait au quartier Lalala, où deux individus, auto-proclamés agents contrôleurs sanitaires de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF), ont été interpellés en flagrant délit de mystification. Ces derniers étaient munis de cartes professionnelles factices confectionnées en cybercafé et d’ordres de mission apocryphes.

La DGCCRF avilit par l’action des faussaires !

Selon les premiers éléments de l’enquête, les suspects extorquaient des fonds aux opérateurs économiques. L’un des mis en cause est d’ailleurs passé aux aveux, afin de diluer sa responsabilité. « Je me suis procuré cette carte dans un cyber […] je n’ai pas nié que je n’ai pas une carte professionnelle délivrée par la DGCCRF », a-t-il indiqué tête basse. Son comparse, quant à lui, a plaidé l’ignorance factuelle. Cependant il a admis l’illégalité du support qui leur permettait de faire leur loi. « Je reconnais personnellement que le document est faux parce que ce n’est pas le document avec lequel nous sommes habilités à travailler. ».

Contactée par nos soins après la pêche de la DGR, Elise Emmanuelle Ntsame Obame, Directrice Générale de la DGCCRF, s’est dite soulagée après une recrudescence de ces actes portant atteinte au crédit de l’État. « Ils sont nombreux à s’arroger des prérogatives qui ne sont pas les leurs, telles que la possibilité de fermer les structures commerciales au nom de la DGCCRF. Les agents sur le terrain n’encaissent pas d’argent et ne font pas de recouvrement. », a-t-elle précisé. Occasion pour cette dernière de dénoncer une usurpation systémique qui vise à ternir l’image de ses services.

Afin que nulle n’en ignore, la directrice générale de la DGCCRF a également rappelé les critères de validité d’un ordre de mission authentique. À savoir une durée limitée, une localisation précise, et la présence de trois agents au moins , dont un chef de brigade. L’enquête de la DGR a permis d’isoler les éléments matériels constitutifs de l’escroquerie. Ces derniers ont été présentés ce mercredi 13 mai 2026 devant le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Libreville. À la lecture du Code pénal en vigueur, ces deux faux agents s’exposent à une lourde peine. 

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme. Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

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