SEEG : Bongolo au cœur de la stratégie de stabilisation énergétique du Sud
Après près de trois années d’arrêt consécutives à d’importants travaux de réhabilitation, la centrale hydroélectrique de Bongolo reprend progressivement ses activités. À travers un investissement de près de 11 milliards de FCFA financé sur fonds propres, la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) entend améliorer durablement la stabilité de la fourniture électrique dans plusieurs localités du Sud du pays confrontées à de fortes perturbations énergétiques ces dernières années.
Dans un contexte marqué par une demande croissante en électricité et une pression persistante sur les capacités de production nationales, la question de la stabilité énergétique demeure l’un des principaux défis auxquels fait face le Gabon. Les coupures répétitives observées dans plusieurs villes du pays ont progressivement mis en lumière la fragilité de certaines infrastructures énergétiques vieillissantes.
C’est dans cette dynamique que la SEEG poursuit ses investissements visant à renforcer la qualité de la desserte électrique sur l’ensemble du territoire national. La remise en exploitation progressive de la centrale hydroélectrique de Bongolo constitue ainsi une étape importante dans cette stratégie de sécurisation énergétique.
Un investissement de 11 milliards de FCFA pour moderniser Bongolo
Selon la note de presse publiée par la SEEG, les travaux engagés sur le site de Bongolo ont permis de moderniser, sécuriser et fiabiliser cette infrastructure stratégique du Réseau Interconnecté de la Louétsi.
Grâce à un investissement estimé à près de 11 milliards de FCFA, entièrement financé par la société, le barrage hydroélectrique devrait progressivement retrouver sa capacité initiale de production de 5 mégawatts. Ces dix dernières années, l’installation ne produisait plus qu’environ 2,5 mégawatts en raison du vieillissement des équipements et du déficit d’entretien accumulé au fil du temps.
La centrale de Bongolo représente un maillon essentiel dans l’alimentation électrique des provinces du Sud. Sa remise en service progressive contribue déjà, selon la SEEG, à améliorer la stabilité du réseau et à réduire les perturbations enregistrées dans plusieurs localités raccordées.
Plusieurs villes du Sud concernées par les perturbations
Les difficultés observées ces 36 derniers mois dans des villes comme Lambaréné, Mouila, Ndendé, Lébamba et Tchibanga étaient en grande partie liées à l’arrêt prolongé de la centrale hydroélectrique.

Pour rappel, les installations avaient été gravement affectées après l’inondation provoquée par la montée des eaux du fleuve Louétsi le 27 novembre 2023. Cet incident avait considérablement fragilisé le fonctionnement du réseau interconnecté alimentant plusieurs provinces du Sud du Gabon.
La reprise progressive de la production à Bongolo devrait ainsi permettre de soulager une partie des tensions observées sur le réseau électrique dans ces différentes localités où les populations ont régulièrement dénoncé les conséquences des délestages sur les activités économiques et le quotidien des ménages.
Un enjeu stratégique pour le système énergétique gabonais
Au-delà de la seule réhabilitation de Bongolo, ce chantier met en lumière les défis structurels auxquels fait face le secteur énergétique gabonais. Entre infrastructures vieillissantes, croissance de la demande et vulnérabilité climatique de certains ouvrages, les besoins en investissements restent importants.
À travers cette opération, la SEEG affirme vouloir renforcer durablement l’accès à une électricité plus stable et plus fiable aux côtés des autorités publiques. Dans plusieurs régions du pays, l’amélioration de la qualité du service énergétique demeure en effet un enjeu économique, social et industriel majeur.
La remise en exploitation progressive de Bongolo apparaît ainsi comme un signal important pour les provinces du Sud, même si les attentes des populations restent fortes quant à une amélioration durable et visible de la fourniture électrique dans les mois à venir.









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