Agriculture : le bilan ambitieux des 100 jours de Pacôme Kossy
Le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et du Développement rural Pacôme Kossy a récemment présenté un bilan dense de ses 100 premiers jours d’action au vice-président du Gouvernement Hermann Immongault. Entre souveraineté alimentaire et modernisation structurelle, le département affiche des avancées concrètes pour le secteur agricole gabonais.
Au cœur de l’action gouvernementale, le premier axe stratégique se concentre sur l’autonomie nutritionnelle du pays. Ce début de mandat a été marqué par la réalisation de dix projets phares et la sécurisation des fermes agricoles nationales intégrées de Bifoun. Le volet financier n’est pas en reste avec la signature de partenariats public-privé (PPP) d’une valeur colossale de plus de 775 milliards FCFA, engageant cinq opérateurs économiques majeurs.
« Produire ce que nous mangeons »
La modernisation des filières franchit une étape décisive avec la validation de la première version du Plan sectoriel agricole (PSA) 2026-2030. Intitulé explicitement « Produire ce que nous mangeons », ce document stratégique propose un diagnostic complet et des orientations par filière qui seront prochainement arbitrées en Conseil interministériel.
L’inclusion des acteurs ruraux constitue le troisième pilier de ce bilan. Pas moins de 247 coopératives ont bénéficié d’un soutien, dont 150 micro-fermes avicoles sélectionnées lors d’un appel à manifestation d’intérêt. Grâce au projet IBSA, 97 exploitations dans la Ngounié, le Haut-Ogooué et l’Estuaire ont reçu des équipements et des semences améliorées.
Un bilan satisfaisant sur le terrain et des perspectives avec un déploiement provincial
Sur le plan sanitaire et technique, le département dirigé par Pacôme Kossy a diligenté un audit zoosanitaire sur 30 fermes avicoles; 256 agriculteurs ont été formés avec l’appui de l’IGAD, parallèlement au renforcement des capacités de 200 agents publics et douze textes réglementaires ont déjà été élaborés pour structurer le secteur.
Le ministère ne compte pas ralentir la cadence. La sécurisation de trois nouvelles fermes agricoles nationales intégrées (FANI) est en cours, tandis que deux autres dossiers sont en instruction à l’ANUTTC. Enfin, le PSA fera l’objet de consultations élargies dans les provinces afin d’inclure tous les acteurs clés du monde rural dans cette transformation durable de l’agriculture gabonaise.









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