Derniers articlesJUSTICE

France : Hugues Ongoundou saisit la justice après les insultes visant Oligui Nguema et sa famille

Ecouter l'article

Après avoir publiquement condamné les propos injurieux visant le président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema, son épouse et sa mère, Hugues Ongoundou entend désormais porter le combat sur le terrain judiciaire. L’entrepreneur gabonais établi dans la diaspora et président de la Fédération des Communautés Africaines des Alpes-Maritimes et Monaco annonce avoir engagé une démarche par l’intermédiaire de son avocat, Me Guillaume Natali. Mais au-delà de la riposte judiciaire, il interpelle directement le chef de l’État sur son entourage et l’appelle, à l’approche du 30 août, à rompre avec les « faux soutiens » et la « flatterie ».

De la condamnation publique à l’action judiciaire. Quelques jours après la controverse provoquée par des propos particulièrement injurieux diffusés sur les réseaux sociaux contre le chef de l’État et des membres de sa famille, Hugues Ongoundou affirme avoir décidé de donner une suite concrète à sa prise de position.

De la condamnation des injures à la voie judiciaire

La démarche est conduite par Me Guillaume Natali, avocat pénaliste, deuxième secrétaire du Barreau de Nice, également enseignant et chercheur en droit à l’Université Côte d’Azur. À ce stade, les éléments communiqués font état d’une démarche judiciaire en cours de constitution, sans préciser encore sa qualification juridique définitive, la juridiction appelée à en connaître ou la qualité procédurale sous laquelle Hugues Ongoundou entend agir.

Dès les premières réactions à cette polémique, Hugues Ongoundou avait défendu une ligne consistant à séparer nettement la critique politique, même virulente, de l’attaque personnelle. Pour lui, la liberté d’expression et la confrontation démocratique ne sauraient couvrir l’injure, l’atteinte à la dignité ou des pratiques qu’il associe au chantage et à la manipulation.

Son initiative intervient alors que plusieurs responsables politiques et acteurs de la société civile ont également condamné les attaques visant le président de la République et sa famille. Un mouvement de réprobation qui pose parallèlement la question des réponses judiciaires susceptibles d’être apportées à des contenus diffusés depuis l’étranger. Mais Hugues Ongoundou ne souhaite manifestement pas limiter son intervention à la défense du chef de l’État. Il profite également de cette séquence pour adresser à Brice Clotaire Oligui Nguema un message autrement plus politique.

« Un autre coup d’État » contre les faux soutiens

L’entrepreneur estime avoir alerté à plusieurs reprises sur la nécessité, pour le président de la République, d’assainir son environnement politique et institutionnel. « Aujourd’hui, certaines de mes analyses et de mes prédictions se vérifient », affirme-t-il, considérant que les soutiens de circonstance et la complaisance peuvent finir par devenir des facteurs de fragilisation du pouvoir.

À l’approche du 30 août, date hautement symbolique dans l’histoire politique récente du Gabon, Hugues Ongoundou emploie une formule volontairement provocatrice. Il invite Brice Clotaire Oligui Nguema à réaliser un « autre coup d’État », non plus institutionnel cette fois, mais contre les « faux soutiens, les faux collaborateurs » et les « vipères de la flatterie déguisées en partisans ».

Derrière la formule, son message est celui d’une réorganisation de l’entourage présidentiel. Il estime que cette polémique pourrait constituer l’occasion pour le chef de l’État de reprendre la main sur son environnement, de réévaluer certaines fidélités et de recentrer l’exercice du pouvoir autour de ses propres orientations.

Défendre l’institution sans neutraliser la critique

« Machiavel vous a peut-être inspiré pour prendre le pouvoir. Il est désormais temps de le congédier pour laisser Oligui Nguema gouverner avec sa propre vision d’un Gabon prospère, où coulent le lait et le miel », conclut Hugues Ongoundou. Une sortie qui témoigne de l’ambivalence assumée de sa démarche. D’un côté, défendre la dignité du président de la République et de sa famille contre ce qu’il considère comme des attaques ayant franchi les limites acceptables du débat public. De l’autre, maintenir intact le droit d’interpeller politiquement celui qui exerce le pouvoir.

C’est précisément cette frontière que cette nouvelle séquence devrait inviter à préserver. Combattre l’injure ne saurait signifier combattre la critique. Dans un État de droit, la première peut relever de la responsabilité judiciaire lorsqu’une infraction est caractérisée ; la seconde demeure indispensable au fonctionnement démocratique. En choisissant simultanément la voie judiciaire et l’interpellation politique, Hugues Ongoundou entend manifestement défendre cette distinction.

Casimir Mapiya

« Le journaliste est un interprète de la curiosité publique.» Bernard Pivot Bernard Pivot

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

GMT TV

Ce message d’erreur est visible uniquement pour les administrateurs/administratrices de WordPress.

Erreur 403 : The request cannot be completed because you have exceeded your quota..

Domain code: youtube.quota
Reason code: quotaExceeded

Erreur : aucune vidéo n’a été trouvée.

Assurez-vous qu’il s’agit d’un identifiant de chaine valide et que la chaine a des vidéos disponibles sur youtube.com.

Bouton retour en haut de la page