Élections professionnelles : dernier virage des préparatifs pour les commissions électorales
Dernière ligne droite pour les candidats aux élections professionnelles de cette année. Le premier tour est désormais fixé au 28 avril 2026, après un report d’une semaine annoncé par la commission chargée de l’organisation du scrutin. Dans son communiqué officiel, celle-ci a justifié ce décalage par la volonté de répondre aux préoccupations exprimées par les syndicats, soucieux de meilleures conditions de préparation et de participation.
Sur le plan organisationnel, les préparatifs se poursuivent activement. D’après une source au sein du ministère du Travail, la commission nationale ainsi que les commissions provinciales sont pleinement mobilisées pour garantir la tenue du vote dans de bonnes conditions. « Les bulletins de vote ont tous été livrés », a-t-on appris, signe que les contraintes logistiques, longtemps pointées du doigt par les organisations syndicales, semblent désormais maîtrisées à la veille du scrutin.
Dernières mobilisations sur le terrain
Du côté des candidatures, l’absence de communication officielle rend difficile l’évaluation précise du nombre de listes en compétition. Toutefois, la dynamique de terrain s’est intensifiée au cours de la dernière semaine de campagne. Plusieurs organisations ont multiplié les rencontres de proximité afin de convaincre les électeurs. La Fédération syndicale des enseignants de l’éducation nationale (FESEENA), portée par Alain Mouagouadi, s’est notamment illustrée par une présence active. De son côté, le Syndicat des professionnels de la communication (SYPROCOM), dirigé par Hervé Ndzighe Zoghe, a clôturé ce lundi sa campagne par une ultime causerie.
Ce scrutin s’annonce déterminant pour le paysage professionnel gabonais. Près de 180 000 électeurs sont attendus aux urnes pour désigner leurs représentants, appelés à jouer un rôle clé dans le dialogue social avec les autorités publiques et les employeurs. Il s’agit d’une première historique au Gabon, organisée dans un contexte marqué par les tensions dans le secteur de l’Éducation nationale, lesquelles avaient mis en lumière l’absence d’interlocuteurs clairement identifiés pour mener les négociations.









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