Cameroun : 1400 églises de réveil dans le viseur du gouvernement
Au Cameroun, le gouvernement a décidé de serrer la vis face à la prolifération des églises de réveil opérant en marge de la réglementation. Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a annoncé le 8 juillet 2026 la fermeture prochaine de 1 400 lieux de culte jugés irréguliers sur l’ensemble du territoire, selon Radio France International (RFI). Cette offensive intervient dans un contexte de forte tension autour du contrôle des activités religieuses.
Dans une dynamique de meilleure encadrement du secteur, le gouvernement camerounais de hausser le ton. L’annonce a été faite après une rencontre entre le ministre et les responsables de l’Église Évangélique « Vie et Paix », convoqués à Yaoundé à la suite du meurtre d’une fillette de 11 ans à Nkolndongo. Derriere cet acte, le présumé coupable serait un fidèle de ladite confession religieuse, qui aurait donné 17 coups de couteaux à la victime. Selon RFI, il aurait avoué avoir agi sous le coup de l’influence d’un prophète de la confession.
Les églises de réveil définitivement dans le rouge
Pour Paul Atanga Nji, cet acte dramatique justifie une réponse ferme de l’État face aux dérives observées dans certains lieux de culte. Désormais, les services compétents doivent procéder à la fermeture systématique de toutes les églises en situation irrégulière, opérant sans autorisation ou en violation des textes en vigueur. Cette annonce s’inscrit dans une série de mesures déjà engagées ces derniers mois. En février et mars 2025, 188 lieux de culte avaient déjà été fermés à Yaoundé IV, selon Koaci, dans le cadre d’un précédent contrôle administratif.
Au Cameroun, cette décision risque d’alimenter le débat entre encadrement de l’ordre public et liberté de culte. Elle illustre aussi la volonté du gouvernement de mettre fin à ce qu’il considère comme des pratiques illégales dans un secteur religieux en pleine expansion. Pour l’heure, les autorités n’ont pas précisé le calendrier exact de mise en œuvre de ces fermetures, mais la riposte administrative s’annonce déjà large et déterminée.










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