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Affaire Bilie-By-Nze : Guy Nzouba Ndama nous dit ses 4 vérités !

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À la faveur d’un entretien accordé, le dimanche 26 avril 2026, à Jean Kevin Ngadi, analyste politique engagé et observateur de la vie publique gabonaise, l’ancien président de l’Assemblée nationale, Guy Nzouba Ndama, a levé toute équivoque sur les accusations de complot ourdi contre Alain-Claude Bilie-By-Nze. Dans des réponses empreintes de sagesse, le leader du parti « Les Démocrates» a assuré n’être pas à la solde d’un régime quelconque.

Dans la tornade déclenchée sur les réseaux sociaux, les rumeurs allaient bon train sur la culpabilisation de l’expérimenté acteur politique. Certains voyaient en Guy Nzouba Ndama l’« indicateur » ayant facilité le guet-apens qui aurait été tendu à l’ancien Premier ministre Bilie-By-Nze, arrêté à la suite d’une rencontre à son domicile de la cité Delta. Face à l’analyste Jean Kevin Ngadi, le « Sphinx » de la politique gabonaise a balayé ces allégations. Et ce, avec le calme olympien qu’on lui connaît.

« Un rendez-vous se fixe à deux »

Interrogé sur plusieurs sujets d’actualité, Guy Nzouba Ndama a, d’entrée de jeu, tenu à rétablir les faits sur les circonstances de leur rencontre. Tout serait parti d’une main tendue émise le mardi 14 avril 2026. Il s’agissait d’une démarche privée, consentie en lien avec leur relation de respect mutuel. « Un rendez-vous se fixe à deux, jamais seul », a-t-il martelé. Il s’agit d’une formule politique pour lever le voile sur toute idée de piège. Pour le président du parti Les Démocrates, l’appareil sécuritaire n’a nul besoin de complicités civiles pour opérer contre d’autres civiles. Fût-ce, un ancien Premier ministre.

« Pensez-vous réellement qu’un système aurait besoin de moi pour interpeller quelqu’un ? », a indiqué Guy Nzouba Ndama. L’ancien Président de l’Assemblée nationale, par ailleurs cacique assumé du régime Bongo-PDG, qu’il a servi avec loyauté, a saisi l’occasion de rappeler les cases d’écoute judiciaires. « Les communications, les déplacements, les interactions sont connus dans une certaine mesure », a-t-il souligné. En dépit de la vague d’attaques sans fondement, ce dernier a précisé que « répondre à chaque rumeur, c’est leur donner une existence qu’elles n’ont pas forcément ».

Défendre l’Etat et non les individus !

Non sans manquer d’ajouter que la responsabilité d’un homme d’État est aussi de savoir « choisir ses moments de parole pour qu’ils aient du sens et de la portée ». C’est d’ailleurs face au brouhaha politique et des réseaux sociaux qu’il a décidé de se terrer dans le mutisme réfléchi. « Le silence en politique n’est pas toujours un vide, il peut être une méthode ». S’il a martelé qu’il est en bons termes avec les dirigeants de la 5e République, Guy Nzouba Ndama estime que « un président élu à plus de 94 % » est appelé à mettre en œuvre le programme sur lequel il a été élu.

Questionné par Jean Kévin Ngadi sur le climat politique au Gabon, l’homme d’État s’inquiète de la trajectoire actuelle de la 5eme République. Elle est censée reposer sur une refondation profonde de l’État de droit et de la dignité des Gabonais. L’ancien Président de l’Assemblée nationale a pris exemple sur les dossiers Hervé Patrick Opiangah ou Harold Leckat. Il considère que ces séquences s’apparentent à la situation d’Alain-Claude Bilie-By-Nze. « Tout cela participe d’un climat où la frontière entre le judiciaire et le politique devient parfois floue », a conclu Guy Nzouba Ndama. 

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme. Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

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