USTM : 700 millions de FCFA débloqués, le gouvernement veut désamorcer la crise des vacations
Face à la grève des enseignants-chercheurs de l’Université des sciences et techniques de Masuku (USTM), le gouvernement passe à l’action. Sur instruction du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, une première enveloppe de 700 millions de FCFA sera versée dans les prochains jours afin de régler une partie des vacations dues. Une mesure destinée à favoriser la reprise des cours, alors que le différend sur le montant global de la dette demeure entier.
L’exécutif tente de reprendre la main dans le conflit social qui paralyse depuis plusieurs jours l’Université des sciences et techniques de Masuku (USTM), à Franceville. Selon les informations rapportées par L’Union, une première enveloppe de 700 millions de FCFA est désormais disponible sur les comptes de l’agence comptable de l’établissement en vue du paiement des vacations des enseignants-chercheurs.
Cette décision intervient à la suite des Très Hautes Instructions du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a demandé un règlement rapide de ce dossier afin de préserver l’année académique.
Un premier décaissement pour favoriser la reprise des cours
Alors que le Syndicat national des enseignants et chercheurs (SNEC), section USTM, avait suspendu les enseignements et menaçait de durcir son mouvement, le gouvernement entend envoyer un signal d’apaisement. Les 700 millions de FCFA représentent une première tranche sur une dette désormais évaluée à 1,2 milliard de FCFA à l’issue d’un audit réalisé par le ministère du Budget.
Selon les autorités, cette enveloppe permettra de régler une part importante des créances dues aux enseignants, le reliquat devant être versé ultérieurement. À travers cette mesure, le gouvernement affirme vouloir concilier respect des engagements pris envers les enseignants et continuité du service public de l’enseignement supérieur.
L’audit au cœur du différend
Si le paiement annoncé constitue une avancée, le désaccord de fond persiste. Les enseignants-chercheurs revendiquaient initialement 1,5 milliard de FCFA au titre des vacations de l’année universitaire 2024-2025. Après vérification des effectifs, des volumes horaires et des éléments de rémunération, les services de l’État ont ramené ce montant à 1,2 milliard de FCFA, soit un écart de 300 millions.
Le gouvernement justifie cette réévaluation par la nécessité de sécuriser les finances publiques et de prévenir toute irrégularité dans le paiement des vacations. Le SNEC, pour sa part, conteste les conclusions de l’audit, estimant que le montant initial tient compte de l’évolution des effectifs étudiants et des charges pédagogiques effectivement assurées.
Vers un retour à l’apaisement ?
Le déblocage des 700 millions de FCFA pourrait ouvrir la voie à une désescalade du conflit social. Toutefois, la reprise effective des cours dépendra de la concrétisation des paiements annoncés ainsi que des discussions autour du règlement du solde restant.
Pour le gouvernement, cette intervention traduit la volonté de préserver la stabilité des universités publiques tout en renforçant les mécanismes de contrôle des dépenses de l’État. À l’USTM, les prochains jours seront déterminants pour mesurer si cette première réponse financière suffira à rétablir un climat propice à la reprise des activités académiques.









GMT TV