Libreville : 72 heures pour libérer l’espace public
Dans un communiqué officiel publié par l’Hôtel de Ville, le maire de la commune de Libreville, Eugène M’ba, a lancé un avertissement clair aux opérateurs économiques ainsi qu’à l’ensemble des administrés : une vaste campagne de lutte contre l’insalubrité et l’occupation anarchique du domaine public est imminente. Pour anticiper les foudres de la municipalité, les usagers disposent désormais d’un sursis de trois jours pour se mettre volontairement en conformité.
Cette mise en demeure ne doit rien au hasard. Elle marque le prélude d’une phase opérationnelle musclée, solidement ancrée dans la législation gabonaise. La municipalité s’appuie notamment sur la loi organique relative à la décentralisation de 2015, ainsi que sur l’ordonnance de 2012 fixant les règles générales de l’urbanisme.
En brandissant ces différents textes réglementant l’hygiène, la salubrité et la gestion du domaine communal, l’édile rappelle que la force publique sera mise au service de la loi pour restaurer l’ordre.
Les cibles prioritaires de la municipalité
Dès l’expiration du délai, les brigades municipales se déploieront sur le terrain avec une feuille de route bien précise. Les premières interventions viseront en priorité les marchés et commerces sauvages installés à même les voies publiques. Les garages improvisés, les stations de lavage clandestines, ainsi que les épaves de véhicules abandonnées sont également dans le collimateur des autorités. Enfin, les constructions irrégulières et tout objet encombrant la chaussée seront systématiquement enlevés ou démolis.
Ceux qui choisiront d’ignorer cet ultime avertissement s’exposent à des opérations de déguerpissement manu militari, appuyées par les forces de l’ordre, ainsi qu’à de lourdes poursuites judiciaires.
Un appel au civisme des Librevillois
Au-delà de la méthode forte, la mairie de Libreville mise sur un sursaut de civisme et appelle à la responsabilité collective. Pour réussir le pari d’une capitale propre et ordonnée, la collaboration de chaque citoyen s’avère indispensable. L’enjeu est de taille : redorer le blason d’une ville qui étouffe sous l’anarchie urbaine.









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