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PLFR 2026 : les ponts de Bongolo et d’Idembé parmi les projets supprimés du budget d’investissement

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Le Projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 acte la suppression des crédits destinés à la construction du nouveau pont de Bongolo, dans le département de la Louetsi-Wano à Lébamba, ainsi que du pont d’Idembé. Doté d’un milliard de FCFA dans la Loi de finances initiale, ce projet ne bénéficie plus d’aucune enveloppe dans le budget rectificatif. Un arbitrage qui soulève des interrogations sur le calendrier de réalisation de deux infrastructures attendues par les populations de la Ngounié.

Adoptée en début d’exercice, la Loi de finances initiale 2026 avait inscrit un milliard de FCFA pour la construction du nouveau pont de Bongolo et du pont d’Idembé. Ces deux ouvrages devaient contribuer à améliorer la mobilité des personnes et des biens dans cette partie de la province de la Ngounié, en renforçant les infrastructures de franchissement sur des axes essentiels à la desserte des localités.

Des infrastructures attendues dans la Louetsi-Wano

Quelques mois plus tard, le Projet de loi de finances rectificative modifie sensiblement cette trajectoire. Les crédits affectés à ce projet sont ramenés à zéro franc CFA, soit une réduction intégrale de l’enveloppe initialement prévue. Parmi les nombreux ajustements opérés dans le PLFR 2026, cette suppression figure parmi les projets dont le financement disparaît totalement.

Chef-lieu du département de la Louetsi-Wano, Lébamba constitue l’un des principaux pôles administratifs et économiques de la province de la Ngounié. Les infrastructures routières et les ouvrages d’art y jouent un rôle déterminant pour la continuité du trafic, les échanges commerciaux, l’accès aux services publics et le désenclavement des localités environnantes.

Le nouveau pont de Bongolo devait notamment renforcer la sécurité des usagers et améliorer les conditions de circulation sur un axe régulièrement emprunté par les populations, les transporteurs et les opérateurs économiques. Quant au pont d’Idembé, il s’inscrivait également dans cette logique de modernisation du réseau routier de la province.

Pour autant, la suppression des crédits du pont de Bongolo et du pont d’Idembé ne signifie pas nécessairement leur abandon définitif. En matière budgétaire, une loi de finances rectificative peut traduire un report de calendrier, une réaffectation des ressources ou un changement dans les modalités de financement. 

Reste que, pour les populations de la Louetsi-Wano, cette disparition du budget nourrit des interrogations sur la réalisation de ces ouvrages, dont l’importance pour la mobilité et le développement local est régulièrement soulignée. Les prochains arbitrages budgétaires permettront de savoir si ces projets sont simplement différés ou s’ils devront attendre un nouvel exercice financier pour être relancés.

Henriette Lembet

Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...

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