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Note de conjoncture 2026 : le Gabon appelé à investir dans le capital humain !

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Le Groupe de la Banque mondiale a, par l’entremise de son représentant résident au Gabon, Sylvain Kakou, présenté, ce mardi 27 octobre 2026 à Libreville, la 6e édition de la Note de conjoncture économique du Gabon. Devant plusieurs membres du gouvernement, l’institution financière a fait de la création d’emplois et de l’investissement dans l’éducation le cœur de son diagnostic.

La cérémonie de présentation conduite par Sylvain Kakou, représentant résident de la Banque mondiale au Gabon, a noté la participation de Marc Abeghe, ministre délégué à l’Économie, de Louise Mvono, ministre de la Planification et de la Prospective, et du Pr Marcelle Ibinga épouse Itsitsa, ministre de l’Enseignement technique. Intitulée « Investir dans l’éducation et les compétences pour créer davantage d’emplois de meilleure qualité et atteindre une croissance plus inclusive », cette note de conjoncture est un rapport périodique. 

L’humain et l’emploi au centre de la relance économique 

Cette feuille de route dresse l’état de santé de l’économie notamment la croissance, les finances publiques, l’emploi et formule des recommandations. D’entrée de jeu, Sylvain Kakou, a martelé que ledit rapport pose « un diagnostic direct » sur le capital humain. C’est-à-dire l’ensemble des savoirs et compétences d’une population. Puisque dans notre pays le chômage des jeunes reste préoccupant, car leurs qualifications ne sont « pas toujours en adéquation avec les besoins du marché ». 

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Autrement dit, les formations ne correspondent pas assez à ce que recherchent les entreprises. Le représentant résident de la Banque mondiale au Gabon a identifié 5 secteurs porteurs d’emplois. Il s’agit entre autres du bois, du tourisme, de la transformation minière, de la construction et du numérique. Ce dernier a averti que sans compétences, « il y aura un vide ». Une situation de nature à compromettre les objectifs fixés à l’horizon 2030. Il va sans dire que la 5eme République doit mettre le pied à l’étrier. 

Dette, déficit et arbitrages budgétaires

Pour sa part, Marc Abeghe a reçu la note de conjoncture comme « un outil de travail ». Le ministre délégué à l’Économie, a souligné que la charge de la dette, c’est-à-dire les sommes consacrées chaque année à payer les intérêts, se joue sur les mêmes ressources que les dépenses de santé et d’éducation. « Chaque franc économisé sur le coût de nos dettes est un franc que nous pourrons consacrer à nos écoles, à nos centres de santé », a-t-il résumé. Une analyse limpide de la situation qui a le mérite de donner le ton du gouvernement.

D’ailleurs, le ministre délégué a reconnu un déficit « fortement creusé » en 2025, sous l’effet d’un investissement public sans précédent et du recul des recettes pétrolières. Non sans souligner que les réserves de change, les devises disponibles pour régler les importations, appellent « la vigilance ». Face à cela, le gouvernement a choisi de hiérarchiser la dépense plutôt que de la réduire uniformément. Les discussions avec le Fonds monétaire international (FMI) en vue d’un programme avancent, avec le budget 2027 comme socle. 

L’assainissement des finances publiques dans les starting-blocks 

Aussi, le membre du gouvernement a assuré que 3 orientations vont guider ce texte. La qualité de la dépense, l’élargissement des recettes plutôt que le recours à la dette, et la protection du pouvoir d’achat. « Assainir n’est pas renoncer », a insisté Marc Abeghe. La note de conjoncture économique du Gabon révèle également une croissance qui ne profite pas assez aux ménages. Pour sa part, Louise Mvono a rappelé qu’en 2025, la croissance s’est établie à environ 3,2 %.

Mais que le produit intérieur brut (PIB) réel par habitant n’a progressé que d’environ 1,1 %.  Cet indicateur mesure la richesse créée par personne, hors effet des prix. L’écart montre que les fruits de la croissance se diffusent encore insuffisamment. La ministre a plaidé pour un dialogue renforcé entre l’État, les établissements de formation et les entreprises, afin de mieux ajuster compétences et besoins du secteur privé. La présence notable du gouvernement à cette présentation détaillée de la note est un signe de l’importance qui lui est accordée.

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme. Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

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