Nations Unies : Le Gabon exige un siège permanent pour l’Afrique au Conseil de sécurité
Du haut de la tribune de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies, la diplomatie gabonaise a porté avec force la voix du continent. Par la voix de sa ministre des Affaires étrangères, Marie-Édith Tassyla-Ye-Doumbeneny, Libreville a appelé à une révision en profondeur de la gouvernance mondiale. Au cœur de cette intervention remarquable : la fin d’une injustice historique à travers l’attribution d’une place permanente à l’Afrique au sein du Conseil de sécurité.
Devant le cénacle diplomatique international, la ministre a rappelé l’urgence d’adapter les institutions onusiennes aux réalités géopolitiques contemporaines. Alors que le continent africain abrite plus d’un milliard d’habitants et constitue le théâtre d’une part majeure des opérations de maintien de la paix, il demeure exclu du cercle décisionnel restreint de l’ONU.
Face à ce constat, le Gabon dénonce une architecture obsolète qui fragilise la représentativité des Nations Unies. « Cette volonté de transformation institutionnelle doit prendre en compte l’urgence de réformer le Conseil de sécurité. En effet, l’Afrique doit occuper la place qui lui revient au sein du cercle restreint des membres permanents. », a martelé la cheffe de la diplomatie gabonaise.
Pas de sécurité internationale sans légitimité
Au-delà de la simple représentation symbolique, le Gabon insiste sur le fait que la crédibilité même du multilatéralisme dépend de l’inclusivité. Pour la délégation gabonaise, guidée par les orientations du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, les décisions qui engagent le destin de la planète ne peuvent plus être prises en l’absence des principaux concernés.
« Pour le Gabon, il ne saurait y avoir de gouvernance mondiale légitime sans une participation équitable de l’Afrique aux prises de décisions qui engagent la paix et la sécurité internationales », a martelé Marie-Édith Tassyla-Ye-Doumbeneny. Cette posture s’inscrit dans la droite ligne de la position africaine commune, exigeant deux sièges permanents dotés du droit de veto ainsi que des sièges non permanents supplémentaires.
Vers un multilatéralisme rénové
Cette revendication sur la scène onusienne illustre la volonté de la diplomatie gabonaise de promouvoir un ordre mondial plus juste et solidaire. En plaidant pour un multilatéralisme réformé qui prend en compte les aspirations des peuples africains, Libreville entend peser sur la transformation globale. La réussite des réformes collectives et la restauration de la confiance dans le système international passeront inévitablement par l’intégration pleine et entière de l’Afrique au sommet de la décision mondiale.








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