Mouila : le calvaire routier vers Val-Marie exaspère les usagers
La route reliant le quartier Mangui au complexe scolaire Val-Marie, dans le deuxième arrondissement de Mouila, est devenue un véritable « parcours du combattant ». Entre promesses non tenues et dégradation continue, les populations locales lancent un cri d’alarme aux autorités.
Selon un constat établi par l’Agence Gabonaise de Presse (AGP), cet axe stratégique d’environ six kilomètres est aujourd’hui dans un état de délabrement avancé. Bien qu’elle desserve des infrastructures scolaires majeures gérées par l’Église catholique ainsi que le site touristique du «Lac Bleu », la voie est quasiment impraticable, particulièrement en cette saison des pluies.
Un quotidien rythmé par les obstacles
Le quotidien des élèves, du personnel éducatif et des riverains est marqué par l’insécurité routière. Entre nids-de-poule profonds, boue stagnante et absence de réseaux d’évacuation d’eau, la circulation relève du défi logistique. « Pendant la saison des pluies, certains taximen refusent de s’y aventurer à cause de l’état de la chaussée et du pont », confie un riverain à l’AGP.
Outre la chaussée, l’état de la passerelle inquiète : les inondations récurrentes et le vieillissement des planches rendent la traversée périlleuse pour les familles et les opérateurs économiques.
L’espoir suspendu au budget municipal
L’exaspération ne se limite pas à l’axe Val-Marie. Les populations réclament également le bitumage d’autres tronçons, notamment celui reliant Moukoundza-Makanda à Motoboko. Face à cette grogne sociale, les autorités municipales tentent de rassurer, tout en conditionnant les interventions à la disponibilité des fonds.
Interrogé par l’AGP, le maire du deuxième arrondissement de Mouila, Serge Ndoumou Moudziegu, a précisé que la réhabilitation est une priorité, sous réserve de validation financière : « Dans les prochains jours, nous allons voter notre budget. Nous espérons que tous les conseillers voteront en sa faveur afin de remédier à cette situation. »
Pour l’heure, les usagers, lassés par des années d’attente, attendent des actes concrets pour désenclaver ce secteur vital pour le développement économique et éducatif de la capitale provinciale de la Ngounié.









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