Libreville : un chauffeur interpellé après une fausse dénonciation de racket
Un chauffeur âgé de 40 ans aurait été interpellé par les services de police judiciaire dans la zone de l’Arboretum de Sibang, à Libreville, dans la province de l’Estuaire. Il serait accusé d’avoir dénoncé à tort des agents de police pour des faits de racket, rapporte le quotidien L’Union dans son édition du vendredi 15 mai 2026.
Le phénomène des rackets policiers est de plus en plus évoqué par certains citoyens lors des contrôles routiers. Toutefois, ces accusations ne reposeraient pas toujours sur des éléments vérifiables. Dans ce contexte, l’interpellation d’un homme d’une quarantaine d’années aurait donné lieu à une procédure judiciaire. Les faits se seraient déroulés lors d’un contrôle routier. Le conducteur, âgé de 40 ans, circulait à bord d’une Toyota Carina E, immatriculée 3796 GIX. Il transportait quatre passagers.
Des accusations de racket de plus en plus évoquées mais pas toujours vérifiées
Selon les éléments rapportés par les services de police judiciaire, le mis en cause ne disposerait pas des documents requis pour exercer une activité de transport en commun. Les pièces du véhicule auraient été saisies, et l’intéressé convoqué le lendemain à l’état-major afin de régulariser sa situation administrative. Dans la foulée, une publication diffusée sur les réseaux sociaux le jour même aurait mis en cause les agents intervenus lors du contrôle. Le contenu les accusait de pratiques assimilées à du racket, sans éléments de preuve, selon les informations disponibles.
Il aurait également été avancé que le chauffeur transportait des membres de sa famille lors de l’interpellation. L’ensemble de la procédure aurait ensuite été transmis au parquet par l’état-major des polices d’investigations judiciaires pour des faits présumés de dénonciation calomnieuse au préjudice des forces de police nationale. Interpellé puis placé en garde à vue, celui-ci aurait reconnu avoir exercé une activité de transport en commun sans autorisation. Il aurait également admis avoir transporté quatre passagers au moment des faits et avoir récupéré ses documents administratifs le lendemain, sans paiement de frais.
Cette affaire intervient dans un contexte où les accusations de racket lors de contrôles routiers sont régulièrement évoquées dans l’opinion. Rappelons qu’au Gabon, la fausse dénonciation de racket est assimilée à une dénonciation calomnieuse, une infraction prévue et réprimée par le Code pénal. La loi sanctionne toute fausse accusation portée auprès des autorités, notamment les officiers de police judiciaire ou les supérieurs hiérarchiques. Selon l’article 282 du Code pénal, cette infraction est passible d’une peine d’emprisonnement de six mois à cinq ans, ainsi que d’une amende comprise entre 24 000 et 500 000 francs CFA.
Heldy Oyono, Journaliste Stagiaire









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