Libreville : Eugène Mba annonce des contrôles imminents des débits de boisson
L’hôtel de ville de Libreville s’apprête à passer à l’action. Dans les prochains jours, une vaste mission d’inspection va sillonner la capitale gabonaise afin de vérifier la conformité des débits de boisson. L’annonce, qui sonne comme un sérieux avertissement pour les opérateurs du secteur, émane directement du maire de la commune, Eugène Mba, via un communiqué officiel relayé par l’Agence gabonaise de presse (AGP).
L’autorité municipale ne veut laisser de place à aucune forme d’anarchie. À travers cette correspondance, la mairie de Libreville rafraîchit la mémoire des exploitants et propriétaires d’établissements sur leurs devoirs réglementaires. L’accent est particulièrement mis sur l’obligation d’afficher de manière visible plusieurs documents administratifs et juridiques cruciaux au sein de leurs locaux.
Pour être en règle, chaque tenancier devra impérativement exposer la copie de la décision administrative accordant la licence d’exploitation ; l’attestation de la police d’assurance contractée pour l’activité ; l’ordonnance n°9/70 du 14 février 1970 relative à la répression de l’ivresse publique et la loi n°42/60 du 8 juin 1960 portant protection de l’enfance.
Horaires, étalages et nuisances sonores dans le viseur
Au-delà de la simple paperasse administrative, la municipalité entend réguler les comportements au quotidien. Le communiqué de l’hôtel de ville précise que l’aménagement intérieur des structures doit répondre à des critères bien précis. Ainsi, la musique diffusée ne doit, sous aucun prétexte, être audible depuis l’extérieur, une mesure forte destinée à préserver la tranquillité des riverains. De plus, un étalage de boissons claires doit être visible pour les clients, tandis que les horaires d’ouverture et de fermeture devront scrupuleusement correspondre à la catégorie de la licence détenue.
Des sanctions lourdes pour les contrevenants
Cette reprise en main s’appuie sur un arsenal juridique solide, notamment le décret n°0408/PR/MISPID du 26 septembre 2012, qui fixe les conditions d’ouverture et d’exploitation de ces commerces au Gabon.Selon les précisions de la municipalité rapportées par l’AGP, la tolérance sera zéro. Les professionnels qui choisiront d’ignorer ces dispositions s’exposent à des sanctions administratives et pénales graduées.
Les autorités prévoient des amendes forfaitaires de 24 000 F CFA, des fermetures temporaires allant de un à trois mois, et, pour les cas les plus graves ou récidivistes, la fermeture définitive de l’établissement assortie du retrait pur et simple de la licence. Les tenanciers sont prévenus : la discipline est de mise.









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