Gabon-FMI : près de dix réunions techniques déjà tenues en vue d’un futur programme économique
Le dialogue entre le Gabon et le Fonds monétaire international (FMI) se poursuit selon un calendrier de travail conjointement établi. Depuis la fin des réunions de printemps de l’institution en avril 2026, les deux parties ont multiplié les échanges techniques par visioconférence, tandis que l’audit de la dette publique se poursuit afin de consolider les données financières qui serviront de base aux prochaines étapes des discussions.
Le processus de négociation engagé entre le Gabon et le Fonds monétaire international entre dans une phase essentiellement technique. Loin des annonces officielles et des rencontres médiatisées, les équipes du ministère de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations poursuivent un travail régulier avec les experts de l’institution de Bretton Woods afin de préparer un éventuel programme d’appui financier. Cette phase de travail s’inscrit dans une démarche de préparation méthodique, destinée à fournir au FMI des données consolidées sur la situation des finances publiques gabonaises avant toute conclusion d’un nouvel accord.
Des échanges réguliers entre Libreville et Washington
Depuis la clôture des réunions de printemps du FMI en avril dernier, les échanges entre les autorités gabonaises et les équipes du Fonds se déroulent selon un chronogramme arrêté d’un commun accord. Ces réunions techniques, organisées par visioconférence, portent principalement sur les aspects macroéconomiques, budgétaires et financiers du futur cadre de coopération.
À ce jour, près d’une dizaine de réunions techniques ont déjà été organisées. Au cours du seul mois de juin, trois séances de travail se sont notamment tenues les 12, 19 et 29 juin. Les discussions se sont poursuivies le 6 juillet avec une nouvelle réunion associant le ministre de l’Économie, Thierry Minko, les équipes de son département ministériel ainsi que la cheffe de mission du FMI pour le Gabon, Aliona Cebotari, accompagnée de ses collaborateurs.
L’audit de la dette, une étape préalable
Parallèlement à ces échanges, le gouvernement poursuit l’audit et la consolidation des passifs exigibles de l’État. Cet exercice doit permettre de disposer d’une photographie exhaustive des engagements financiers publics avant l’ouverture d’une nouvelle phase des discussions avec le Fonds monétaire international.
Pour les autorités, cette démarche répond à un impératif de bonne gouvernance. L’objectif est de présenter aux partenaires techniques et financiers des données sincères, exhaustives et consolidées, conformes aux standards exigés par le FMI, afin de garantir la crédibilité des futurs engagements de l’État.
Consolider les finances publiques avant un nouvel accord
Au-delà des seuls échanges techniques, les travaux actuellement conduits visent également à renforcer la transparence des finances publiques et à améliorer la qualité des statistiques relatives à la dette publique. Cette consolidation constitue un élément central du cadrage macroéconomique et budgétaire qui accompagnera la mise en œuvre de la Loi de finances rectificative 2026 ainsi que la préparation des exercices 2027 à 2029.
Dans cette perspective, le dialogue entre Libreville et le Fonds monétaire international s’inscrit dans une feuille de route articulée autour de plusieurs priorités : l’actualisation des données économiques, la consolidation des comptes publics, l’évaluation précise des engagements de l’État et la préparation des prochaines étapes d’un éventuel programme économique. Une approche qui traduit la volonté des autorités gabonaises de bâtir les discussions sur des bases financières jugées fiables et suffisamment robustes avant toute décision engageant durablement le pays.










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