Gabon : 8 policières radiées des FPN pour cause de grossesse
L’affaire secouerait les rangs des forces de l’ordre. Le Commandement en chef des Forces de police nationale (FPN) aurait récemment ordonné la radiation de huit policières, d’après des informations initialement relayées par le site Agence Equateur. Consignée dans la décision officielle numéro 06025, cette sanction radicale ferait suite à des grossesses contractées par ces agents au cours de leurs deux premières années de service.
À l’origine de cette mesure d’exclusion se trouveraient les conclusions d’un conseil de discipline qui s’est tenu le 29 avril 2026. Pour justifier cette décision, le commandement s’appuierait sur les dispositions rigoureuses de l’article 17 d’un texte réglementaire datant de novembre 2019.
Le Code de discipline militaire, dont les règles s’imposent à l’ensemble des corps en uniforme, interdirait en effet explicitement aux policières de tomber enceintes durant leur période de formation ainsi que pendant les deux premières années de leur carrière. Selon les principes de l’institution, cette réglementation stricte viserait avant tout à garantir la disponibilité opérationnelle totale et l’engagement sans faille des nouvelles recrues dans leurs fonctions quotidiennes.
Une sanction validée au plus haut sommet
N’ayant pas respecté cette interdiction de maternité précoce, les huit fonctionnaires, dont l’identité a été rendue publique dans le document officiel, auraient ainsi vu leur parcours s’arrêter net. Toujours selon les éléments rapportés par l’investigation, la sentence aurait été formellement validée par le Général de Corps d’Armée Serge Hervé Ngoma, Commandant en Chef des FPN, après un examen minutieux de chaque situation par les membres du Conseil de discipline.
Cette affaire met en lumière la rigueur inflexible des textes qui régissent la vie des femmes au sein des forces de sécurité, où la conciliation entre vie privée et obligations militaires reste soumise à un calendrier particulièrement strict.









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