Grève des écogardes : fermeture des 13 parcs nationaux ce mercredi !
48 heures après la dénonciation lors de leur Assemblée générale, le Syndicat national des écogardes a mis en œuvre, ce mercredi 22 avril 2026, la paralysie des 13 parcs nationaux du Gabon. Excédés par des conditions de vie qu’ils jugent « inhumaines», les agents desdits parcs ont décidé de suspendre toute activité. Par conséquent, ils poursuivront cette suspension tant que les 1000 postes budgétaires promis ne sont pas attribués. De plus, ils attendent que leurs salaires soient payés.
Le constat dressé par Sosthène Ndong Engonga, Secrétaire général du syndicat des écogardes, semble irréaliste. Joint par nos soins, le leader syndical a dépeint une situation sociale déplorable pour un pays qui a fait de la conservation un pilier de sa stratégie économique. En effet, il mentionne des retards de paiement de trois à neuf mois pour certains agents. Il évoque également des promesses d’intégration à la fonction publique non tenues.
Fermeture des parcs nationaux, une honte pour le Gabon !
Fleuron du tourisme gabonais mais également outil de réputation de bon élève de la conservation de la biodiversité, les 13 parcs nationaux sont désormais sous le coup du délaissement étatique. Si les écogardes ont tant bien que mal tenté de continuer à servir sans rémunération, ces derniers ont fini par lever le pied. Par ailleurs, la tutelle s’étant terré dans un profond mutisme sur leur situation financière. Cette situation résulte de la promesse de 1000 postes budgétaires.
À ce jour, seuls 230 d’entre eux auraient vu leur situation administrative et financière évoluer. Sapristi ! Or le besoin, a minima, tournerait autour de 600 postes budgétaires à pourvoir pour assurer un fonctionnement opérationnel. Sans geste décisif de l’État c’est donc la paralysie des activités de surveillance. Une chose est sûre pour les écogardes, c’est que l’arrêt des patrouilles laissera « le champ libre aux braconniers ». Ce qui constitue une menace directe aux efforts de conservation.
Rappelons qu’après l’élection présidentielle du 12 avril 2025, le Président de la République en personne avait ordonné l’intégration du personnel de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) à la Fonction publique. Avec en prime le statut de corps paramilitaire. Un an plus tard, le processus semble s’être enrhumé. Ces « soldats de la nature » ne savent plus à quel saint se vouer. Assiste-t-on à l’asphyxie du modèle de conservation gabonais ? Rien n’est moins sûre.









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