Journée mondiale contre les hépatites : les spécialistes appellent à briser les barrières
Le monde célèbre ce mardi 28 juillet 2026, la journée mondiale contre les hépatites sous le thème « Parlons-en pour briser les barrières ». Au regard de la prévalence de l’hépatite B qui est quasiment deux fois plus élevé que le VIH/ Sida, le ministère de la Santé, la Société gabonaise des maladies de l’appareil digestif (SGMAD) et le Réseau gabonais des hépatites virales (RGHV), ont initié une journée de sensibilisation, et de dépistage volontaire à l’endroit des populations.
Lutter efficacement contre les dangers des hépatites virales passe par un geste très simple mais qui peut sauver des millions de vies, à savoir le dépistage. Pour matérialiser cela, le Pr Patrice Emery Itoudi Bignoumba, hépato-gastro-entérologue et président du Réseau Gabonais de Lutte contre les Hépatites Virales a dressé un bilan. « La prévalence nationale est officiellement pour l’hépatite B à 5,8 %, c’est-à-dire presque deux fois le VIH. Donc, c’est une prévalence importante pour l’hépatite B. La prévalence nationale de l’hépatite C n’est pas très bien connue, il y a plusieurs études qui donnent des chiffres différents, mais ça varie entre 8 et 11 %, et donc c’est des problèmes préoccupants » a t-il indiqué. Un bilan préoccupant qui nécessite que la lutte contre les hépatites virales soit prise à bras le corps.
Hépatites B et C : Des virus silencieux vers des complications graves
L’hépatite est une maladie qui provoque une inflammation du foie. De manière générale il existe des hépatites qui sont, l’hépatite A, B, C, D et E mais les plus préoccupantes sont les B et C en raison des complications qui en découlent. « Les hépatites sont des maladies qui peuvent évoluer vers le cancer du foie, difficile à traiter pour ne pas dire des complications qui condamnent le patient. Et c’est pour cela que nous faisons, comme le recommande l’OMS, nous en parlons pour que les gens puissent être imprégnés de ces réalités et adoptent des comportements salvateurs pour eux et leur entourage » a souligné le président du RGHV. Pour s’assurer du bon déroulement de cette initiative, un dispositif qui permet de recevoir tous les volontaires, d’échanger avec eux, de leur proposer un dépistage volontaire et gratuit a été mis en place.
Ce dispositif met un accent également sur la prise en charge psychologique, qui comprend le pré-counseling, le post-counseling où donne au patient des orientations et lui recommande de rencontrer un gastro-entérologue. « Il faut noter que dans la partie psychologique, ce qui nous intéresse surtout, c’est que ce n’est pas tout le monde qui reçoit l’information de la même manière. Il y en a qui seront choqués, il y en a qui peuvent recevoir naturellement l’information. Pour toutes ces personnes qui, psychologiquement, vont manifester une souffrance, c’est là où nous proposons justement une prise en charge psychologique. » a indiqué la psychologue clinicienne Abang Nkoghe Sylvie.
Notons que outre les dépistages et la sensibilisation, les populations ont également bénéficié d’une séance de fitness car le sport est un allié pour le bien-être. Les professionnels de la santé ont rappelé qu’un foie en bonne santé est une vie en meilleure santé. De ce fait, pour se protéger des hépatites virales il est recommandé de se faire vacciner contre l’hépatite B, l’utilisation des préservatifs lors des rapports sexuels, boire de l’eau potable et respecter les règles d’hygiène de base mais surtout se faire dépister régulièrement surtout en cas d’exposition à risque.









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