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Jeux de hasard : la Gabonaise des Jeux rejoint le réseau continental des loteries africaines

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Moins d’un an après sa création, la Gabonaise des Jeux (GDJ) franchit une nouvelle étape dans son déploiement institutionnel. Le Conseil d’administration de l’Association des Loteries d’Afrique (ALA), réuni le 10 septembre 2026 à El Jadida, au Maroc, a approuvé l’adhésion de la société d’État gabonaise. Cette intégration, qui doit encore être définitivement entérinée par l’Assemblée générale de l’ALA en avril 2027, doit permettre à la GDJ d’accéder aux mécanismes africains de coopération technique, de normalisation, de jeu responsable et de lutte contre le blanchiment des capitaux.

Créée fin décembre 2025 pour réorganiser un secteur gabonais des jeux longtemps éclaté entre plusieurs opérateurs, la GDJ cherche désormais à inscrire son développement dans un cadre continental. Son admission a été décidée en marge de la 5e édition du Grand Prix d’Afrique, organisée conjointement au Maroc par la Société Royale d’Encouragement du Cheval (SOREC) et l’Association des Loteries d’Afrique. Pour la jeune entreprise publique, l’enjeu dépasse toutefois la reconnaissance institutionnelle : il s’agit de s’appuyer sur l’expérience d’opérateurs africains plus anciens pour structurer un marché gabonais dont l’État entend améliorer simultanément le contrôle, la gouvernance et la contribution aux recettes publiques.

Un réseau de 19 loteries issues de 17 pays

Basée à Casablanca, l’Association des Loteries d’Afrique fédère désormais, avec l’arrivée de la GDJ, 19 loteries représentant 17 pays. Elle réunit des opérateurs publics, mixtes ou privés disposant d’un monopole, d’une licence ou d’une concession dans l’exploitation des jeux de hasard et de pronostics. L’organisation est présidée par Dramane Coulibaly, directeur général de la LONACI en Côte d’Ivoire, tandis que son secrétariat général est assuré par Omar Skalli, directeur général de la SOREC au Maroc.

middle ban bien plus que du sport

L’ALA organise notamment le partage d’expertise entre ses membres, développe des standards communs et promeut le jeu responsable. Elle intervient également sur des problématiques sensibles pour l’industrie des jeux, notamment la sécurité des systèmes et la prévention de la délinquance financière et du blanchiment d’argent. L’association ambitionne parallèlement de favoriser l’intégration économique du secteur à travers, entre autres, le développement de jeux panafricains.

La GDJ veut s’appuyer sur l’expérience continentale

Pour la Gabonaise des Jeux, l’adhésion ouvre donc l’accès à un réseau technique susceptible d’accompagner la construction de son propre modèle. La société pourra bénéficier de retours d’expérience sur la sécurisation des opérations, les mécanismes de contrôle, la protection des joueurs et les standards internationaux notamment promus par la World Lottery Association.

« Cette adhésion à l’ALA vient conforter la trajectoire de la GDJ. Elle nous permet de nous inscrire d’emblée dans un cadre de coopération technique solide et de bénéficier de l’expérience de loteries africaines plus anciennes, tout en portant la voix du Gabon au sein des instances panafricaines du secteur », souligne Roméo Fabrice Nguema Ondo, directeur général de la GDJ.

Transformer l’adhésion en standards effectifs au Gabon

Cette reconnaissance continentale intervient alors que la GDJ détient le monopole d’État sur les jeux de divertissement, d’argent et de hasard. La société publique doit notamment contribuer à remettre de la lisibilité dans le secteur et à renforcer la mobilisation des recettes issues des jeux. Son intégration à l’ALA sera définitivement soumise à l’Assemblée générale de l’organisation prévue en avril 2027, avant son entrée annoncée dans les commissions techniques et le comité exécutif.

L’enjeu sera dès lors de mesurer les effets concrets de cette coopération sur le marché national : meilleure traçabilité des flux financiers, protection effective des joueurs, sécurisation des plateformes, lutte contre les opérateurs irréguliers et amélioration des recettes reversées à la puissance publique. Pour la GDJ, l’entrée dans le réseau africain constitue une première étape ; sa véritable portée se mesurera désormais à la capacité de transformer les standards continentaux en pratiques vérifiables sur le marché gabonais des jeux.

Casimir Mapiya

« Le journaliste est un interprète de la curiosité publique.» Bernard Pivot Bernard Pivot

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