Guinée équatoriale : le pays ramène son déficit public de 43 milliards à 44 millions de FCFA
En 2025, la Guinée équatoriale a engagé un ajustement budgétaire marqué afin de reprendre le contrôle de ses finances publiques. Ce choix s’est traduit par une réduction simultanée des dépenses courantes et des investissements, dans un contexte pourtant défavorable. D’après les données issues des Comptes nationaux trimestriels, les recettes de l’État ont reculé de 12,5 % entre 2024 et 2025, illustrant une contraction significative des ressources publiques. Malgré cette baisse, les autorités ont poursuivi une stratégie rigoureuse de consolidation budgétaire.
Dans le même temps, les dépenses publiques ont été contenues, passant de 1 429,5 milliards de FCFA en 2024 à 1 257,4 milliards en 2025, soit une diminution de 12 %. Cette discipline a permis de réduire drastiquement le déficit budgétaire, qui est passé de 43 milliards de FCFA à seulement 44,4 millions de FCFA, soit une contraction spectaculaire de 99,9 %. Selon le site EcoMatin, cette trajectoire vise à renouer avec la situation de 2023, année durant laquelle le pays avait enregistré un excédent budgétaire estimé à 190,6 milliards de FCFA.
Le choix de la discipline budgétaire
Ce redressement repose en grande partie sur une baisse significative du train de vie de l’État. Si la masse salariale a légèrement progressé de 2 % en 2025, les dépenses courantes ont été réduites de 12,1 %, représentant 859,9 milliards de FCFA. Parallèlement, les investissements publics ont également été revus à la baisse, avec une diminution de 11,9 %, soit une coupe de 395,5 milliards de FCFA. Ces ajustements traduisent une volonté claire de rationaliser les dépenses et de privilégier l’équilibre budgétaire.
Fait notable, cette amélioration du solde budgétaire intervient dans un contexte de baisse des recettes pétrolières, estimée à 17,3 %. Plutôt que de compenser ce manque à gagner par un recours accru à l’endettement, la Guinée équatoriale a privilégié des ajustements internes. Cette approche contraste avec celle de certains pays de la région, comme le Gabon, où le déficit public pourrait atteindre 10 % du PIB en 2026 selon les projections du Fonds monétaire international.









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