Gabon : suivi des 100 jours, les ministères économiques et sociaux appelés à livrer des résultats concrets
À l’occasion de la deuxième journée d’évaluation de la feuille de route gouvernementale, le Vice-président du gouvernement Hermann Immongault a poursuivi ses séances de travail avec les ministères en charge des PME, de l’Industrie et des Affaires sociales. Objectif : mesurer l’état d’avancement des engagements et accélérer la production de résultats tangibles.
Le gouvernement gabonais entre dans la phase décisive de son programme des 100 jours. Ce mardi 28 avril 2026, le Vice-président du gouvernement Hermann Immongault a poursuivi les séances d’évaluation des actions menées par les différents départements ministériels, dans une logique de redevabilité et de performance.
Entrepreneuriat et industrie : structurer et produire localement
Après les premiers passages, cette deuxième journée a été consacrée aux ministères du Commerce et des PME, de l’Industrie et de la Transformation locale, ainsi qu’aux Affaires sociales. Chaque membre du gouvernement s’est prêté à un exercice structuré, consistant à présenter les annonces faites, les actions réalisées et les points d’attention.
Du côté du Commerce et des PME, la priorité a été mise sur la promotion de l’entrepreneuriat national et la régulation du commerce de distribution. Le ministre a évoqué plusieurs initiatives en cours, notamment la mise en place de projets générateurs de revenus. « Nous travaillons sur la vente de kiosques à café, la distribution de lubrifiants et d’autres projets visant à structurer le commerce de redistribution. Nous sommes aujourd’hui à 70 % de réalisation de notre feuille de route », a-t-il indiqué.
Pour sa part, le ministre de l’Industrie et de la Transformation locale, Lubin Ntoutoume, a insisté sur la mise en place d’un cadre légal destiné à encadrer les activités industrielles. Parmi les mesures phares figure l’interdiction de l’importation de poulets de chair à compter du 1er janvier 2027. « Nous avons des partenaires engagés pour développer une production locale de poulets de chair et promouvoir un label “Made in Gabon” », a-t-il affirmé, précisant que le niveau d’exécution des actions de son département atteint 80 %. Toutefois, le membre du gouvernement a rappelé que le foncier et l’accès à l’énergie demeurent des prérequis essentiels pour l’implantation des unités industrielles.
Affaires sociales : des actions ciblées pour les populations vulnérables
Dans le domaine social, les efforts ont porté sur la protection des populations les plus vulnérables, notamment les femmes, les enfants et les personnes vivant avec un handicap. La ministre Armande Longo a détaillé les actions engagées dans le cadre des six orientations fixées par le Chef de l’État.
Parmi les réalisations, figurent la distribution de 50 scooters à Moanda au profit des personnes en situation de handicap, la construction de rampes d’accès dans les juridictions à Koulamoutou, ainsi que la formation de 300 femmes à Lastourville. « Nous avons également signé un partenariat avec l’UNICEF, qui nous a permis de recevoir 200 équipements destinés aux personnes vivant avec un handicap », a-t-elle précisé.
Une exigence de résultats à l’approche de l’échéance
À travers ces séances d’évaluation, Hermann Immongault entend maintenir la pression sur les départements ministériels afin d’assurer l’atteinte des objectifs fixés. L’accent est désormais mis sur la production de résultats concrets, visibles dans le quotidien des Gabonais.
À quelques jours de l’échéance des 100 jours, l’exécutif joue une séquence clé de sa crédibilité, avec une ambition clairement affichée : démontrer que l’action publique se traduit par des impacts réels, tant sur le plan économique que social.









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