Gabon : Libreville hôte d’un atelier pour l’élaboration du Rapport sur l’état de la gouvernance en Afrique centrale
La capitale gabonaise est devenue, ce lundi 20 avril 2026, le centre névralgique de la réflexion politique en Afrique centrale. Sous l’égide du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), un atelier d’experts de haut niveau s’est ouvert pour définir le cadre du tout premier Rapport sur l’état de la gouvernance en Afrique centrale.
Pendant deux jours, des chercheurs, des représentants de groupes de réflexion comme Afrobarometer et l’ISS, ainsi que des responsables onusiens, s’attèlent à concevoir une analyse phare couvrant neuf nations. L’enjeu est de taille : bien que la région détient 30 % des réserves minérales mondiales et une jeunesse représentant 72 % de sa population, elle reste freinée par des « déficits de gouvernance et des inégalités enracinées ».
Lors de son discours de circonstance Fatou Aminata LO, Coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies au Gabon, a rappelé l’urgence de cette initiative. « La gouvernance n’est pas seulement une thématique ni un secteur parmi d’autres. Elle est l’architecture qui conditionne l’ensemble des politiques publiques et privées », a-t-elle indiqué.
Le Gabon en exemple et en soutien
François Ndong Obiang, ministre de la Réforme et des Relations avec les institutions, a officiellement ouvert les travaux. A cet effet, il a souligné l’engagement du Gabon, marqué par l’adoption de la nouvelle Constitution en 2024, laquelle érige la bonne gouvernance en « impératif sacré ».

Le membre du gouvernement a insisté sur la nécessité d’une introspection régionale. « Ce document, fruit d’un travail collectif et collaboratif, doit devenir une référence objective, crédible et intégrée, capable d’éclairer nos choix politiques », a-t-il déclaré.
Un outil pour l’action
Ce futur rapport ne se contentera pas d’un diagnostic. Il explorera des thématiques variées : transformation numérique, gestion des ressources naturelles et sécurité. Pour Njoya Tikum, Directeur du Centre sous-régional du PNUD, ce rapport s’appuie sur le potentiel de l’Afrique centrale qui, « si ses richesses sont mieux gérées, permettront d’accélérer la transformation de l’Afrique ».

L’objectif final est de produire un outil catalytique pour soutenir les aspirations des citoyens à un leadership « redevable, inclusif et transformateur ». Les travaux de Libreville marquent ainsi la première étape vers une prospérité partagée, ancrée dans la rigueur scientifique et la légitimité démocratique.









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