Lambaréné : À l’Hôpital Albert Schweitzer, la colère des agents ne faiblit pas !
Malgré des promesses de paiement partiel, le personnel de l’Hôpital Albert Schweitzer (HAS) de Lambaréné a décidé, ce lundi 04 mai 2026, de reconduire son mouvement de grève. Entre lassitude et vigilance, les employés réclament désormais cinq mois d’arriérés de salaires.
La tension est montée d’un cran dans les couloirs de l’Hôpital Albert Schweitzer. Entamé il y a près d’un mois, le mouvement de débrayage vient d’être prolongé par les agents de santé. Réunis en assemblée générale, les grévistes ont affiché une détermination intacte : « Nous maintenons notre mouvement jusqu’à satisfaction totale de nos revendications », a martelé un syndicaliste devant une foule d’employés mobilisés, comme l’a constaté l’Agence gabonaise de presse (AGP).
Cinq mois d’impayés et une méfiance persistante
Le cœur du conflit réside dans l’accumulation des impayés. Alors que le mouvement avait débuté sur des bases déjà fragiles, la dette salariale s’élève désormais à cinq mois de salaires. Cette situation précaire place les pères et mères de famille de l’institution dans une détresse financière critique, les rendant sceptiques face aux annonces de la direction et des autorités.
Initialement, un point de presse devait se tenir ce lundi pour faire le bilan de la situation. Toutefois, les délégués syndicaux et les représentants du personnel ont préféré reporter cette intervention. Selon les informations recueillies par l’AGP, ce délai doit permettre de mieux coordonner les prochaines actions et de définir une stratégie commune face aux autorités compétentes.
Une lueur d’espoir sous conditions
Pourtant, une avancée semble se dessiner. Ulrich Gaël Boussengui, délégué du personnel de l’HAS, a fait état de contacts récents avec la Trésorerie provinciale. À l’issue de ces échanges, des engagements auraient été pris pour le versement, dès cette semaine, de deux mois d’arriérés (décembre et janvier).
Si cette perspective est jugée « encourageante » par une partie du personnel, elle est loin de sonner la fin de la crise. Les agents, échaudés par des promesses antérieures non tenues, affirment rester extrêmement prudents. Le mot d’ordre est clair : la vigilance reste de mise. Le personnel se dit prêt à durcir davantage le mouvement si les virements annoncés ne sont pas effectifs dans les délais impartis.








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