Gabon : l’ARCEP lance la chasse aux téléphones et tablettes non homologués
Dans un communiqué publié le 7 juillet 2026, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a annoncé le déploiement imminent d’une vaste campagne nationale de sensibilisation et de contrôle. L’objectif est d’assainir le secteur en traquant les appareils non réglementaires et en protégeant les consommateurs des risques liés aux produits contrefaits.
Cette opération de grande envergure ne laissera rien au hasard. Les inspecteurs du gendarme des télécoms cibleront en priorité les terminaux de notre quotidien : téléphones portables, tablettes, modems, routeurs et montres connectées. Même certains accessoires techniques, dès lors qu’ils sont branchés aux réseaux, feront l’objet d’examens minutieux.
Sur le terrain, les équipes mandatées par l’ARCEP vérifieront rigoureusement les conditions de vente de ces technologies. Au-delà des vérifications visuelles, notamment la présence de la vignette officielle d’homologation obligatoire au dos des appareils, les agents pourront prélever des échantillons afin de les soumettre à des tests approfondis au sein du laboratoire de l’institution.
Garantir la sécurité et la qualité du réseau
Si cette initiative se veut d’abord pédagogique pour rappeler aux acteurs économiques leurs obligations légales, elle répond également à un impératif technique majeur. La prolifération de terminaux de mauvaise qualité nuit gravement à l’écosystème numérique national. En effet, ces appareils non conformes provoquent régulièrement des interférences, dégradant la fluidité et la qualité globale des communications pour l’ensemble des abonnés gabonais.
Pour les usagers, les risques sont tout aussi concrets, allant de pannes à répétition à des menaces potentielles pour leur sécurité. En resserrant la vis, le régulateur entend ainsi restaurer une confiance totale dans le matériel commercialisé dans le pays.
Un appel à la coopération des commerçants
La réussite de cet assainissement repose toutefois sur la bonne foi des professionnels du secteur. L’ARCEP a ainsi exhorté l’ensemble de la chaîne commerciale, des gros importateurs aux revendeurs de quartier, à collaborer pleinement avec ses agents. Pour faciliter l’opération, les commerçants devront réserver le meilleur accueil aux contrôleurs et leur fournir sans délai les documents nécessaires à l’évaluation de leurs stocks. Une étape cruciale pour préserver, ensemble, la fiabilité du réseau gabonais.










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