Gabon : l’anonymat sur les réseaux sociaux, c’est fini !
Le paysage numérique gabonais entre dans une ère de responsabilité accrue. En effet, le Président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema a promulgué l’ordonnance n°0011/PR/2026 instaurant un cadre légal rigoureux pour l’usage des plateformes numériques (réseaux sociaux) et de l’intelligence artificielle (IA).
L’identification obligatoire : le pilier de la réforme. La mesure phare de ce texte est sans conteste la fin de l’anonymat sur les réseaux sociaux. Selon l’Article 4 de l’ordonnance, toute personne physique ou morale doit désormais être formellement identifiée. Pour les particuliers, cela implique de fournir leurs noms, prénoms, domicile et numéro de téléphone. Pour les professionnels, le texte exige le numéro d’inscription au registre du commerce.
L’innovation majeure réside dans l’intégration du Numéro d’Identification Personnelle (NIP), qui devient la clé de voûte de cette identité numérique sur les réseaux sociaux. L’objectif est clair : lever le voile sur les auteurs de contenus malveillants et assainir le débat public.
Responsabilité étendue et modération active
Le législateur ne se contente pas d’identifier ; il responsabilise. L’Article 6 dispose que chaque utilisateur « engage sa responsabilité pour tout dommage qu’il cause à autrui ». Plus encore, le titulaire d’un compte devient le premier modérateur de son espace : il a l’obligation légale de supprimer tout contenu violant la loi sous peine de poursuites.
Cette responsabilité s’étend à l’ensemble de la chaîne de diffusion. L’Article 7 précise que quiconque participe à l’élaboration, à la diffusion ou même au simple partage d’un contenu illicite est considéré comme co-responsable du dommage causé. Cette disposition vise à freiner la viralité des fausses informations et des discours de haine.
IA et régulation : un bouclier contre les « deepfakes »
Enfin, l’ordonnance s’attaque aux défis de l’IA. Les « deepfakes », ces hypertrucages sophistiqués, sont désormais interdits lorsqu’ils portent atteinte à la dignité humaine ou visent à désinformer sur des personnalités publiques. Tout contenu généré par algorithme doit obligatoirement porter un marquage visible et indélébile.
Pour faire respecter ces règles, la Haute Autorité de la Communication (HAC) voit ses prérogatives renforcées. Elle peut désormais ordonner aux plateformes le retrait de contenus illicites en moins de 24 heures. Avec ce texte, le Gabon se dote d’un arsenal juridique moderne, plaçant la transparence et la protection des citoyens au cœur de sa stratégie numérique notamment sur les réseaux sociaux.










Si l’on comprend bien, tout ce qui n’entre pas dans la ligne éditoriale des mensonges pourtant publiquement dévoilés, sont considérés comme nuisibles au vivre ensemble ! Il revient en conséquence au enquêteurs partisans de se faire également enregistrer dans le respect des nouvelles clauses.
Ce pays vire chaque jour dans la dictature et cela ne dérange personne, ni même la diplomatie qui partagerait toutes ces dérives autoritaristes ! A ce rythme certains battraient même le léopard d’Afrique !
Il revient de rappeler que des auteurs de telles injonctions se sentiraient au dessus des lois, au point de sceller des comptes qui ne livreraient pas leurs mots de passe : quel pays, voir quel individu se donnerait le droit de l’âme faire si ce n’est désormais au Gabon ? Oui, il faut se dire les vérités car là vous franchissez les limites du tolérable !!!