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Code de la santé : la prescription des produits pharmaceutiques interdite aux tradipraticiens

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Afin de valoriser le savoir-faire ancestral issu des us et coutumes gabonaises, le Code de la santé reconnaît officiellement la médecine traditionnelle ainsi que les professions qui y sont rattachées, notamment celle de tradipraticien. Bien qu’autorisé à exercer son activité en toute légalité, ce professionnel de la médecine traditionnelle demeure soumis à certaines restrictions, parmi lesquelles l’interdiction de prescrire des produits pharmaceutiques relevant du domaine de compétence des pharmaciens.

Le secteur de la santé est désormais régi par un cadre juridique destiné à mieux encadrer les pratiques et à responsabiliser l’ensemble des acteurs qui y interviennent. Si l’article 439 du Code de la santé reconnaît officiellement le métier de tradipraticien en République gabonaise, l’article 445 en fixe également les limites. « Les tradipraticiens ne peuvent, hors de la pharmacopée traditionnelle, prescrire des produits médicamenteux », précise le texte.

Une délimitation claire des compétences

Les dispositions du Code sont sans équivoque : le tradipraticien ne peut prétendre traiter des patients en prescrivant des médicaments issus de l’industrie pharmaceutique ou en appliquant les posologies associées aux spécialités pharmaceutiques. À travers cette mesure, le législateur rappelle que chaque professionnel de santé exerce dans un champ de compétences bien défini et qu’il ne saurait s’affranchir des limites qui lui sont imposées. 

Le Code de la santé insiste également sur la responsabilité des praticiens de la médecine traditionnelle. Selon l’article 444, le tradipraticien est civilement responsable des actes qu’il pose dans l’exercice de son activité. Une disposition qui rappelle que ces professionnels doivent s’appuyer sur les méthodes et les produits relevant de la pharmacopée traditionnelle, domaine dans lequel ils sont reconnus et censés disposer d’une expertise. Par cette distinction, le Code de la santé précise également les lieux d’exercice réservés aux acteurs de la médecine traditionnelle.

Ainsi, les tradipraticiens, tradithérapeutes, ngangas et ritualistes ont vocation à exercer dans des structures dédiées à cette pratique. Conformément à l’article 448, ils peuvent notamment intervenir dans les cabinets de soins traditionnels, les établissements de production de médicaments traditionnels, les villages thérapeutiques ainsi que dans les temples ou mbandja, et non dans les structures hospitalières publiques relevant de la médecine conventionnelle.

Geneviève Dewuno Edou

Diplômée en journalisme,je suis chargée des rubriques Santé en plus d’être l’une des voix derrière de nombreux reportages de GMTtv. L'écriture, la pose de voix, la présentation du Journal télévisé sont les principales tâches que j’exécute et pour lesquelles je mets mes capacités au quotidien au profit de la rédaction de Gabon Media Time.

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