Gabon Economic Forum : la FEG veut transformer les promesses en réformes
À l’issue de la deuxième édition du Gabon Economic Forum (GEF 2026), la Fédération des Entreprises du Gabon (FEG) a affiché une ambition claire : faire du dialogue entre l’État et le secteur privé un véritable levier de transformation économique. Devant le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, le patronat gabonais s’est engagé à assurer le suivi des recommandations issues des travaux afin que les échanges débouchent sur des réformes concrètes et mesurables.
Le Gabon Economic Forum ne veut plus être une simple tribune d’échanges où les constats se succèdent sans produire d’effets durables. C’est le principal message porté par le président de la Fédération des Entreprises du Gabon lors de la cérémonie de clôture de cette deuxième édition, organisée sous le thème « Des entreprises fortes pour une croissance durable et une prospérité partagée ».
Face aux plus hautes autorités de l’État, aux partenaires techniques et financiers, ainsi qu’aux chefs d’entreprise, la FEG a affirmé sa volonté de faire évoluer le dialogue public-privé vers une logique de résultats. « Le Forum s’achève, mais le véritable travail commence », a déclaré son président Alain Claude Kouakoua, résumant l’esprit dans lequel s’inscrit désormais cette rencontre économique.
Faire des recommandations un véritable agenda de réformes
Tout au long des travaux, les participants ont dressé un diagnostic des principaux obstacles qui freinent encore le développement des entreprises gabonaises. Fiscalité, financement, compétitivité, environnement des affaires, gouvernance économique ou encore attractivité des investissements ont nourri des échanges qualifiés de « francs, exigeants et constructifs ».
Mais, cette année, la FEG entend aller plus loin que le simple exercice de réflexion. Les conclusions des différentes séances seront compilées dans une « Déclaration de Libreville du secteur privé », accompagnée d’une feuille de route destinée à assurer le suivi des propositions formulées.
Pour le patronat, ces documents ne doivent pas constituer un rapport supplémentaire appelé à rejoindre les archives administratives. Ils ont vocation à devenir un outil de pilotage des réformes, élaboré en concertation avec les pouvoirs publics et les partenaires économiques.
Une nouvelle méthode pour renforcer le dialogue public-privé
Au cœur du discours de clôture, une méthode de travail a été clairement définie. La Fédération des Entreprises du Gabon plaide pour une gouvernance fondée sur des priorités partagées, un calendrier de mise en œuvre, une répartition précise des responsabilités et une évaluation régulière des résultats obtenus. « Cette rigueur reposera sur une méthode claire : des priorités partagées, un calendrier de mise en œuvre, l’identification des responsabilités de chacun et une évaluation régulière des résultats obtenus », a indiqué Alain Claude Kouakoua.
Cette approche traduit une évolution de la relation entre l’État et le secteur privé. Les entreprises ne souhaitent plus être uniquement consultées ; elles revendiquent désormais un rôle actif dans la conception, la mise en œuvre et le suivi des politiques économiques susceptibles d’améliorer la compétitivité du pays.
Le secteur privé se positionne comme partenaire de la transformation économique
En présence du chef de l’État, la FEG a également pris un engagement fort : celui d’assurer, avec l’ensemble des parties prenantes, le suivi permanent des recommandations issues du Forum. « Nous assurerons, avec les parties prenantes concernées, le suivi des recommandations retenues. Nous veillerons à ce que les propositions formulées soient hiérarchisées, documentées et régulièrement examinées dans le cadre du dialogue entre le secteur privé et les pouvoirs publics », a affirmé le président de la Fédération.
À travers cette démarche, le patronat gabonais confirme sa volonté de devenir un partenaire stratégique des réformes économiques engagées par les autorités. Plus qu’un espace annuel de concertation, le Gabon Economic Forum entend désormais s’imposer comme un cadre permanent de dialogue, où les idées devront progressivement se transformer en décisions, les décisions en réformes, et les réformes en résultats tangibles pour les entreprises, l’emploi et la croissance économique du Gabon.









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